Footpatrol Discussions | Alex

21.01.24 Footpatrol Discussions



Dans notre nouveau FP Discussion, nous avons rencontré Alex a.k.a. Young Mamba chez lui pour la sortie de la Nike Air Max Plus “Voltage Purple”.

Découvre sa vision de la photo et ce que la TN représente pour lui à travers notre interview !


Footpatrol
  : Alex Salut, comment vas-tu ? Est ce que tu peux te présenter pour ceux qui ne te connaissent pas encore ?

Alex : Salut, ça va et toi ? Je m’appelle Alexandre, Alex c’est le diminutif. J’ai 23 ans. Je viens de Paris, et je suis photographe à temps plein depuis Octobre 2022. Je faisais déjà de la photo par passion avant, mais je m’y suis vraiment mis à 100% à ce moment là.

 

FP : Donc officiellement ça fait deux ans que tu fais de la photo ?

Alex : On entre dans la deuxième année du coup, oui.

 

FP : Est-ce que tu peux nous expliquer comment tu as commencé ? Qu’est-ce qui a été l’élément déclencheur pour toi ?

Alex : En fait, il n’y a pas d’élément particulier. J’ai toujours eu cet intérêt pour le visuel et je me suis dit “par quel moyen je vais le retranscrire ?”. Je me suis pas dit “je veux devenir photographe”. C’est la photo qui m’est tombée dessus.
Au tout début j’ai fait du numérique, puis ça a directement basculé sur l’argentique parce que c’est là que j’ai développé des sentiments.

 

FP : Est-ce que tu avais des influences au début ? Des premières choses qui t’ont tapé à l’œil ? Des moments ou des personnes ?

Alex : Au début j’avais aucune influence. J’étais avec des amis, je prenais des photos.
J’avais déjà un appareil, mais je photographiais que mes proches dans différentes situations, parce que j’avais envie de garder des instants. Quand j’étais gamin, je me disais pas “j’ai une vocation pour ça”.
Je me disais “j’aime bien la manière dont ils sont en train de parler à ce moment là”. Je voulais garder ces moments de vie.

 

FP : Depuis ce temps, tu as beaucoup évolué. Tu as appris, et tes influences ont grandies. Qui sont tes influences aujourd’hui, et comment est-ce que tu arrives à t’en inspirer dans ton travail ?

Alex : Mes influences aujourd’hui ? Je n’ai pas de noms particulier, mais plutôt des domaines. J’aime le cinéma. J’ai envie de te dire, à peu près comme tout le monde qui fait de la photo, je regarde énormément de films. Je m’inspire aussi beaucoup de clips vidéos. Et puis de mes proches. On parle beaucoup, donc on s’influence beaucoup.
Le foot m’influence aussi, parce que j’ai beaucoup grandi dans ça. Tu vois les images d’archives de foot ? J’adore ça. Les photos de joueurs comme celle de Djibril Cissé à Auxerre, je les trouve géniales.

FP : Bien sûr, c’est typiquement des moments de vie aussi. C’est un instant, une énergie.

Alex : Exactement. Il y a plusieurs domaines qui m’influencent mais je veux vraiment me concentrer sur des moments de vie. Donc y a le cinéma, la musique, le foot, mes amis… Je peux aussi être inspiré par d’autres photographes. C’est en voyant ce que font les autres que je peux parfois me dire “je pourrais faire comme ça aussi”.

 

FP : Et au final, comment tu retransmets tout ça ?

Alex : Je sais pas comment te le dire mais je vais essayer de te le formuler comme ça : pendant des shoots, je mets mon œil dans le viseur et j’attends beaucoup avant de prendre une photo.
Même si je dis “Tape la pose”, j’attends un peu pour avoir le moment le plus naturel et spontané.

 

FP : Je vois. Donc tu prends beaucoup de temps lorsque tu shoot ?

Alex : Paradoxalement non. Il y a des gens plus habitués et d’autres moins devant l’appareil. Mais très vite, le naturel revient toujours. À partir du naturel, les photos fusent. Par exemple, j’ai récemment pris des photos de Leto pour Protect The Children, s/o Bartho. Je lui ai juste dit “Fais ta vie aujourd’hui. Fume, et regarde moi”. Le shooting a duré 25 minutes et je suis rentré chez moi.

 

FP : Je capte. Tu postes la plupart de ton travail sur Instagram, comme tout le monde. On voit beaucoup de tes publications en commun avec Keenan, Bobby ou encore Josias. Qui sont ces gens pour toi ? Vous avez beaucoup de projets ensemble ?

Alex : Pour commencer, c’est des frères. Je suis dans la photo, eux dans le design et le stylisme. On a tous ce truc avec l’image. On travaille très souvent ensemble. On a passé l’été dernier à réaliser plusieurs projets perso, surtout avec Keenan et Bobby. On voulait enrichir nos portfolios et on a fait comme un séminaire. On se retrouvait à la maison et on parlait énormément.
Ici, c’est un hub créatif, c’est l’endroit où l’inspiration fuse. Par exemple, je vis avec Josias, on s’inspire tous les jours. Il travaille sur la sédimentologie, un gros projet de stylisme pour lui. Chacun apporte ses idées aux projets de l’autre. En échangeant ensemble, on fait évoluer nos visions.
On veut voir les autres monter. Si mon frère monte, je suis content pour lui car je sais que je vais le rattraper. Il n’y a pas de compétition entre nous, on s’entraide constamment car on veut tous monter ensemble.

FP : Ok. Donc au final, vous bossez presque tout le temps ensemble ?

Alex : Oui et non. Pour les projets perso, on travaille tous ensemble, c’est sûr. Mais on m’appelle aussi sur beaucoup de shoots pour lesquels je vais travailler seul. Cela dit, si on me demande un styliste pour un job, je vais directement penser à eux. On forme un groupe fort, mais on existe aussi entant qu’individus propres.

 

FP : Lorsque vous avez une idée pour un projet ensemble, quel est votre processus créatif ? Est-ce que tu travailles aussi sur la direction artistique ou uniquement sur la photo ?

Alex : On est tous différents, donc on travaille de manières différentes. Par exemple, Josias va beaucoup travailler en amont sur sa recherche d’images, de références, etc… Il est très linéaire. Pareil pour Bobby et Keenan. Quant à moi, c’est du feeling.
Si demain on me dit qu’on va faire un shooting de groupe avec une ambiance Wu-Tang, je vais me rappeler un tas de photos que j’ai déjà vues. Je ne vais pas aller chercher des références, mais je vais me baser sur les souvenirs et le feeling que j’ai en pensant au projet. Je ne réfléchis pas à l’image que je vais faire, mais à l’idée de l’image que je veux capturer. C’est la magie du direct.
Je demande quand même les moodboards, afin de savoir ce que veulent les clients avec qui je travaille. Ça me donne des idées, mais ce qui est important pour moi, c’est le côté humain une fois que tu es en face du sujet. Y a toujours des imprévus, donc je préfère construire sur le moment.

 

FP : Dans ta bio Instagram, tu as écris “Memories Maker”. Je trouve que ça en dit long sur ta vision de la photo. Tu peux nous expliquer comment tu vois ça ?

Alex : Ça rebondit sur tout ce que j’ai dit avant. Je vois toutes les images comme des souvenirs. C’est ce que je veux montrer aussi : des souvenirs. Je prenais mes proches en photo pour l’ambiance dans laquelle on était. Je veux vraiment marquer ces moments.
Ce qui est bien aussi avec l’argentique, c’est que ça peaufine ton oeil. Sur une pellicule tu as 24 ou 36 photos. T’es limité, donc t’as vraiment envie de faire les choses bien. Tu refais pas la même photo comme tu pourrais avec un numérique, donc tu en tires quelques chose de plus “authentique”, de plus “vrai”. C’est plus marquant selon moi.

 

FP : Cette authenticité dont tu parles se lie bien avec la TN, surtout en Île de France. Aussi, dans tes influences tu as cité le foot, est-ce que tu peux nous dire ce que la paire représente pour toi ?

Alex : Les anglais ont la 95, nous on a la Requin. C’est une paire ancrée en Ile de France. J’abuse, mais c’est comme un symbole national.
Je suis né à Paris. Ici tu peux voir des gens de n’importe quel milieu avec une TN aux pieds. C’est un modèle qui représente bien ma ville selon moi.

FP : Au delà des TN, est-ce que t’as des sneakers qui sont importantes pour toi ? Est-ce que tu aimerais shooter un jour des campagnes pour des marques de sneakers ?

Alex : Je répondrai d’abord à la deuxième. Je suis ouvert à tout, mais si un jour je pouvais shooter une campagne liée aux sneakers ou pour une marque, j’aimerais travailler avec Supreme. Faire une campagne 100% Ile de France pour Supreme, ce serait chaud.
Concernant les paires, j’aimais beaucoup les Jordan IV même si je n’en porte plus trop. C’est la première basket que j’ai eue dans ma vie. Elle était blanche, rouge et noire. Mon grand frère avait la paire et je l’aimais trop. Quand je l’ai mise au collège, je trouvais que c’était une paire incroyable.
Aujourd’hui j’ai pas de paire préférée, mais j’ai été frustré par la Jordan XI “Concorde”. Je la voulais vraiment mais je ne l’ai jamais eue.

 

FP : Alex, on touche à la fin. Merci pour cet échange. Pour conclure, as-tu un dernier mot pour la Team FP ? Des conseils ? Un message positif ?

Alex : Un vrai conseil ? Sois vrai avec toi-même, et entoure toi des bonnes personnes. Comme dit la phrase bateau : “tu choisis pas ta famille, mais tu choisis tes amis”. Donc autant rester dans une atmosphère et dans une énergie saine, qui t’aide à évoluer. Faut être à l’aise. À partir du moment où t’es bien avec toi même, tu vas tout droit. Aime ce que tu fais et tu seras forcément récompensé. #Danslapaix
Merci.

 

La Nike Air Max Plus “Voltage Purple” est actuellement disponible en ligne et au magasin, au prix de 190€.

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La TEAM FP présente ses Sneakers of the Year 2023

09.01.24 General



Malgré un léger ralentissement par rapport aux années précédentes, 2023 a été une année riche en sorties, qu’il s’agisse de collabs, rétros ou nouvelles silhouettes.

Entre nostalgie, events, campagnes ou simple affect personnel, chacun à ses critères pour définir ce qui fait d’une paire la “Sneaker of the Year”.
Comme chaque année, la Team FP s’est posée pour discuter Sneakers et chaque membre de l’équipe a fait son choix.

Découvre ci-dessous les paires préférées de notre équipe :

Hiso :
Nike Air Footscape Woven “Cow Print”


Meuuuh!

Letty :
Nike Air Foamposite One “Black”

J’attendais qu’elle sorte depuis longtemps. C’est la paire parfaite pour tous les jours.

Meru :
À Ma Manière X Air Jordan V “Dawn”

Annoncée cet été, j’avais vu la AJ5 AMM sur Twitter et depuis je la voulais. Quand elle est sortie je l’ai prise direct.

Josias :
Nike Air Foamposite One “Penny PE” 

Je suis un grand fan du film “He got game” et cette paire me rappelle vaguement celle de Jesus Shuttlesworth.

Yayaski :
Nike Kobe VI Protro “Reverse Grinch” 

Merry Wickmas, s/o Shawny Binladen

Virgil :
Nike Air Max 1 “Volt Suede”

2023 a été pour moi une année compliquée en matière de sortie, et en choisir une sortant du lot d’autant plus. Alors j’ai voulu retourner aux sources avec un modèle intemporel qui défie la grisaille parisienne et rappelle l’audace caractéristique des premières air max et du néon des années 90.

Tancrède :
Lorenz.OG X Salomon ACS+ “Dusk”

Ça fait un moment que je suis le travail de Lorenzo. Lorsqu’on a été approché par Salomon pour couvrir son activation autour de la customisation d’ACS +, ça a été tout de suite un coup de cœur pour moi. Je me devais d’avoir cette paire et maintenant c’est chose faite.
S/O Jordan !

Lauryne :
Nike Air Max Plus “Black Velvet”  

J’aime l’association de la silhouette de la TN avec la douceur du satin. Elle est féminine tout en restant agressive.

Arthur :
Corteiz X Nike Air Max 95 “Les Bleus” 

Ça faisait longtemps que j’avais pas vu un drop comme ça. Pour moi l’ascension de Corteiz, la paire, la campagne et la sortie à Paris en font facilement la paire de 2023.

Rendez-vous sur notre Instagram pour nous dire à ton tour quelle était ta paire de l’année en 2023 dans les commentaires !

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Le top départ de la SL 72 chez Footpatrol

19.12.23 General



La adidas SL 72 fait son retour sur le devant de la scène depuis quelques mois maintenant. Avec des sorties l’été dernier en collaboration avec Wales Bonner, elle revient dans les coloris “Maroon” et “Night Indigo” cet hiver. 

À l’origine sortie en 1972, la adidas SL 72 était à la base une paire de baskets confortable et légère pour la course. Elle a aussi été le premier modèle de la marque à arborer le trèfle, caractéristique des modèles lifestyle due la marque allemande. Grand nostalgique des années 70, ou simplement attiré par la shape vintage de la marque aux trois bandes, vous pouvez retrouver la adidas SL 72 “Maroon” et “Night Indigo” chez Footpatrol au prix de 100€.

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Rétrospective : nos Jordan XI de décembre préférées

16.12.23 General



Pour les fans de sneakers, les sorties des paires représentent un moment à ne pas manquer.

Entre les Retros ponctuelles et les sorties de plus en plus rapprochées chaque année, peu de paires ont une date fixe qui revient chaque année. Depuis 2008, la marque au Jumpman nous donne rendez-vous chaque mois de décembre pour la sortie d’une Jordan XI.
Qu’il s’agisse d’une Retro ou d’un nouveau coloris, la Jordan XI ne cesse de susciter notre intérêt, et on attend avec impatience de la retrouver avec le coloris de l’année. 
En 15 ans, nous avons vu ressortir des coloris désormais classiques. De la Bred en 2008 à la Gratitude cette année, retraçons ensemble les coloris les plus iconiques de la paire de décembre. 

Air Jordan XI “Space Jam” 

Introduites en 1996 et rendues iconiques par le film Space Jam de Joe Pytka, la Jordan XI “Space Jam” figure parmi les coloris favoris des fans de Jordan. 
Elle a été rééditée pour la première fois en le 23 décembre 2009 et lança ainsi la tradition de “paire de Noël”. 
Selon les rumeurs, elle pourrait faire son retour au printemps 2024… 

Air Jordan XI “Cool Grey” 

Suite à la Bred et la Space Jam, la Jordan XI “Cool Grey” était sortie le 23 décembre 2010. Elle fait des partie des coloris les plus populaires de la silhouette à ce jour. 

Air Jordan XI “Concord”

Portée en match par Michael Jordan, Kobe Bryant et de nombreuses autres stars de la NBA, la “Concord” est également candidate à la paire favorite des fans de Jordan XI. Sa réédition le 23 décembre 2011 avait provoqué des émeutes aux États-Unis. 
Le fort contraste entre blanc et noir et le cuir vernis rappelant une paire de luxe comme les Prada America Cup l’ont rendue ultra populaire, et elle continue d’inspirer des coloris actuels comme sur la Fragment X Air Jordan III sortie en 2020 par exemple.

 

Air Jordan XI “Bred” 

Elle avait marqué le lancement des sorties de décembre au sein du “Collezione Pack” en 2008 et est ressortie plusieurs fois depuis. 
Aux couleurs des Bulls de Chiacago, la “Bred” est devenu classique au fil des matchs de la saison 95-96 aux pieds de Michael Jordan. Il la portait également lors de la victoire des Finals de 96 pour leur 4ème bague de champions de la NBA. 
Ressortie le 23 décembre 2012, elle représente un Must-Have pour les fans de Jordan. 

Air Jordan XI “Gamma Blue” 

Avec son coloris entièrement noir, sa Ice sole et son Jumpman bleu, la “Gamma Blue” est la première non-Retro à être sortie au sein des Jordan XI de décembre. Son coloris efficace suscite encore notre intérêt aujourd’hui. 

Air Jordan XI “Cherry” 

L’année dernière en 2022, Jordan nous offrait un coloris clin d’oeil à Noël, tout en conservant ce qui rend la paire iconique. La paire blanche et rouge nous rappelle autant Noël que l’iconique maillot blanc des Bulls.

Air Jordan XI “Gratitude” 

Enfin cette année, nous sommes gâtés par la Jordan XI “Gratitude”. Sortie en au sein du Defining Moments Pack, la Gratitude, aussi connue sous le nom de “DMP”, reprend la Jordan XI “Concord” et lui apporte un accent luxueux avec un Jumpman doré sur le talon. 
Elle est actuellement disponible au magasin au prix de 210€. 

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Footpatrol Discussions | Rookie Magazine

13.10.23 Footpatrol Discussions



Footpatrol : Salut Rookie Magazine, comment ça va ? Pouvez vous vous présenter pour ceux qui ne vous connaîtraient pas encore ?

 Rookie Magazine : Salut ! Écoutez ça va très bien pour nous.  La mixtape est enfin out, et ça fait du bien ! Merci beaucoup pour l’invitation on est très content de répondre à vos questions !

Rayan : Rookie c’est une idée de Nathan. On était encore sur Lille à l’époque, on était carrément en coloc à deux ! Je me souviens à ce moment là, on était tous un peu perdus. Le Covid était encore dans les têtes de tout le monde et un jour Nathan vient me voir dans ma chambre et me dit « Gros je viens de créer une page insta va follow, je veux mettre en avant des artistes émergents ».
C’était grave important pour lui. C’est le genre de gars, quand il met la musique en soirée tu vois pleins de gens qui Shazam en scred !

FP : Rookie magazine existe depuis maintenant 2 ans. Comment avez-vous eu l’idée de lancer votre média ? Comment tout a commencé et pourquoi avoir axé votre média sur les rookies de la musique ? 

RM : Au début la page Insta n’avait que très peu d’abonnés, mais à force de partager des artistes le nombre d’abonnés a commencé a grandir. Quand on a franchi le cap des 1k abonnés en moins d’un an, on s’est dit qu’on tenait peut-être quelque chose.
Au début c’était un délire entre potes.

FP : Comment êtes-vous tombés dans la musique en tant qu’auditeurs ?

RM : Dans la team on a tous découvert la musique, et plus particulièrement le rap très tôt. Avec Nathan et Rémi, c’est dans la cour d’école.
À l’époque c’était à base de Sniper, Booba, Rohff, la grande époque des baladeurs et des mp3.

Pour Mila c’est différent. C’est sa mère qui lui a fait écouter Diam’s pour la première fois. À l’époque, sa mère donnait même des cours d’écritures à des rappeurs auxquels Mila a assisté quand elle avait environ 6 ans.

FP : Votre média semble vous occuper beaucoup. Est-il devenu votre activité à plein temps ?

RM : Aujourd’hui Rookie continue de se developper mais ce n’est pas notre activité à plein temps.

Même si au final c’est une énorme partie de notre temps libre, nous avons tous des activités sur le côté afin de financer nos projets, comme la mixtape par exemple. Nathan et moi on est dans la restauration, mais Mila est dans la relation presse depuis quelques temps maintenant, et c’est clairement une crack!

FP : Vous avez sorti votre mixtape le 22 septembre dernier. Comment vous est venue l’idée de ce projet ?

RM : Comme on l’a dit, le but principal de ce média est de mettre en avant des jeunes artistes. L’idée d’un projet musical regroupant plusieurs jeunes artistes semblait être une évidence pour l’équipe.

Pour nous ce n’est pas une simple mixtape que l’on pourrait considérer comme un regroupement d’artistes ou une playlist.
L’ambition était plutôt de se rapprocher le plus possible de la vision que l’on a d’un album, avec un concept fort, une DA poussée et une tracklist cohérente.

La mixtape permet de regrouper des artistes donnant ainsi l’opportunité a leurs fans respectifs d’en découvrir d’autres, ce qui suit totalement le principe du média.

FP : Le concept de la mixtape tourne autour de l’amplitude thermique/graduation de température. Est-ce que vous pouvez expliquer ce que c’est et comment vous avez pensé à ce concept ?

RM : L’idée était de réunir tout les rookies et réussir à faire cohabiter leurs univers souvent singuliers. L’idée de l’amplitude thermique nous permettait de mettre ce pari en oeuvre.

Le concept du projet est de faire de l’auditeur le sujet d’une expérience immersive, en le plongeant tout d’abord dans une atmosphère glaciale et oppressante (-80°), pour graduellement monter jusqu’à une ambiance brûlante et étouffante (+80°), en passant par une partie plus rassurante et confortable. Notre ambition est d’offrir une expérience d’écoute évolutive et immersive.

FP : On a entendu Mehdi Maïzi dans le prélude de la tape. C’est une personne importante dans la culture rap française. Comment la connection s’est elle faite ?

RM : La connexion avec Mehdi vient de Mila. On a rédigé un solide dossier de presse et on lui a proposé de rejoindre le projet en lui exposant nos idées, et il a répondu présent ! Ça nous a énormément motivé de voir qu’un professionnel comme lui ait adhéré au projet. On le remercie encore, c’est vraiment un boss !

FP : Si vous deviez associer votre média à une paire de sneakers quelle serait elle ?

RM : Alors, c’est une question compliquée mais il y a évidemment une réponse qui nous vient tous directement en tête c’est évidement la Jordan 1, la paire du rookie par excellence. À l’époque, personne ne croyait en lui, alors qu’aujourd’hui la marque lui doit tout!

FP : Avez-vous un conseil à donner à des jeunes voulant se lancer ?

RM : Aujourd’hui y a beaucoup plus de choix qu’avant. Faire de la musique c’est devenu plus accessible avec tous les moyens à notre disposition, contrairement à l’époque. Au final c’est difficile de sortir du lot. Il faut rien lâcher et ceux qui y arrivent le diront tous : la route est hyper longue avant de pouvoir « percer ». Nous-même, il nous reste encore beaucoup de chemin.

FP : Nathan, Rayan, Rémi, Mila, merci pour le temps que vous nous avez accordé. Avez-vous un dernier message à faire passer ?

RM : Si on a un message à faire passer aujourd’hui, c’est déjà de remercier tout le monde. Tous ceux qui ont partagé le projet à la sortie et encore aujourd’hui. Toutes les personnes qui ont contribué à la conception du projet. Tous les artistes qui ont répondu présent.
Avec beaucoup de passion et du travail, on peut tout réaliser.

Merci à vous de nous avoir invité pour cette interview!

 

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Footpatrol Meets | Jérémy REALSKFLOW

11.10.23 Footpatrol Meets



Footpatrol : Salut Jeremy ! On espère que tu vas bien, et merci d’avoir pris le temps de nous parler. Peux-tu commencer par te présenter pour ceux qui ne te connaitraient pas encore ?

Jérémy Realskflow : Merci de m’avoir invité. J’ai grandi en banlieue parisienne dans les années 90 et j’ai assisté à l’émergence de nouvelles cultures à travers le rap, le graffiti et les premières tendances streetwear. Au début des années 2000, avec l’arrivée des forums comme Crookedtongues ou Sneakers.fr, je me suis passionné pour les sneakers et j’ai créé le site Sneakersaddict.com vers 2010 pour aider les sneakerheads français à s’organiser avec les drops en ligne à cette époque. Aujourd’hui, les gens me connaissent surtout comme le fondateur du collectif WAVE® qui a été formé en 2018.

FP : Tout d’abord, on doit parler de WAVE.FR. Quelle était l’idée de ce projet?  Qu’est-ce que « WAVE.FR » exactement ?

JR : WAVE® est un collectif de personnes créatives de différents domaines tels que la musique, le sport, l’art, le cinéma ou la mode. L’idée était de rassembler toutes les énergies parmi nos cercles d’amis pour offrir quelque chose d’authentique et de fidèle à la rue. Lorsque nous nous sommes rencontrés en 2018, notre désir était de créer un nouveau média alternatif associé à un studio de création qui pourrait offrir de nouvelles solutions aux marques.

Nous voulions créer quelque chose qui nous représente et englobe tous les aspects de la culture.

FP : Depuis l’époque de Sneakersaddict.com, comment penses-tu que l’espace sneaker a changé depuis ?

JR : Je pense qu’il y a quelques années, la culture sneaker était à part. C’était animé par des passionnés et elle avait ses propres codes. Entre 2010 et 2020, cette culture a été progressivement absorbée par la “street culture” au sens large. J’utilise des guillemets parce que de nos jours la street culture est juste la culture dominante.

Comme beaucoup l’ont dit avant moi, le resell et l’excès de collaborations ont beaucoup changé le paysage. Mais pour rester positif, je pense que la nouvelle génération se réapproprie cette culture de la bonne façon.

FP : Quels ont été tes moments préférés avec WAVE jusqu’à maintenant? Et y en a-t-il qui t’ont posé des défis au fil des années?

JR : Il y a eu tellement de bons moments… En général, j’aime chaque projet sur lequel nous travaillons. J’aime aider les marques à tenir un discours authentique, qui parle à nos générations par exemple. J’aime l’enthousiasme de notre communauté lorsque nous sortons du merch. Voir notre collectif grandir avec des membres au Japon, au Brésil, en Italie… C’est super inspirant.

Le maintien de l’intégrité est un défi de nos jours. Il ne faut pas chercher l’argent avant tout, mais rester fidèle à la culture et à ceux que nous représentons. On pourrait appeler ça de la loyauté.


FP : De tous les domaines couverts par WAVE, comme la mode, le sport et la musique. Que penses-tu qu’il est important que les gens sachent ? Comment WAVE devient-il une source d’information unique par rapport aux autres plateformes en ligne ?

JR : Je pense que tout compte. Nous vivons dans un monde globalisé et la circulation de l’information a beaucoup changé. Je dirais que WAVE® est différent dans le sens où notre curation représente principalement la culture des jeunes créatifs en France. Ceux qui pourraient occuper des postes décisionnaires dans quelques années.

FP : Dans un monde plein de reposts, comment faites-vous pour vous assurer que ce que vous publiez soit authentique ou une source originale ?

JR : Ce n’est pas facile, t’as raison. Il y a toujours une part de similitude quand on partage les mêmes passions. Mais nous nous fions principalement à notre expérience, à notre culture et à ce qui se passe dans le monde réel. Peut-être que c’est quelque chose qui nous aide à rester ancrés. C’est important d’être en contact avec les gens qui composent notre communauté.

FP : Avez-vous envisagé une publication physique WAVE® ? Ou même un magasin physique ? Vous avez des employés vraiment talentueux qui travaillent tous ensemble !

JR : Merci. Nous avons publié quelques fanzines en format A2 et ils ont été bien reçus. Nous répéterons peut-être l’expérience plus souvent. Les magasins physiques ne sont pas notre objectif honnêtement, même si c’est quelque chose que nous aurions pu faire il y a quelques années.

FP : Une question que nous aimons toujours poser : « Si tu étais une sneaker », que serais-tu ?

JR : C’est une question difficile. En 2010, j’aurais dit une Air Max 1 ou une Jordan 1. Je pense qu’aujourd’hui je serais une Vans style 36. Cela correspond mieux à ma vie actuelle.

FP : Peux-tu nous faire part de tes projets futurs pour WAVE® ? Peut-être un domaine que vous souhaitez explorer ou un nouveau sujet que vous aimeriez traiter dans vos articles ?

JR : En 2020, nous avons sorti un premier documentaire intitulé “En Bas du Bloc”, où nous avons analysé l’influence des villes françaises sur le reste du monde. La suite de ce documentaire est en cours de préparation. C’est un projet très cool qui devrait plaire à beaucoup.

FP : Jérémy, merci d’avoir pris le temps de nous parler. Y a-t-il un mot de la fin que tu aimerais dire à nos lecteurs dans la Team FP ? 

JR : Merci à vous, c’était avec plaisir ! Quoi que vous fassiez dans la vie, restez Réel, ne trichez pas. Ne trahissez pas vos valeurs quoi qu’il arrive, et restez vrai même si tout le monde devient faux.

Et enfin, bravo à toute la Team FP, vous faites un excellent travail !

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Mirchi X Kolam | Believe in the power of flavour.

27.09.23 General



Ce jeudi 21 septembre, Kolam et Mirchi se sont retrouvés pour le lancement de leur nouvelle bouteille collaborative.

La marque londonienne de rhums épicés naturels s’est associée au restaurant Sri-Lankais, trouvant le lien dans leurs racines.
Pour ce lancement, nous avons tenus 2 workshops de cocktails chez Kolam durant lesquels les invités ont réalisé le “Showstopper”, conceptualisé par Mirchi.

Le rhum met à l’honneur les épices retrouvées dans la diaspora sud-asiatique, avec des notes de baobab, mahaleb, cannelle, gingembre, clou de girofle, muscade et écorce d’orange.

Suite aux workshops, nos communautés ont pu nous rejoindre pour discuter avec les fondateurs et déguster le Showstopper chez Kolam.

Merci à tous pour votre soutien ! La bouteille est désormais sold out.

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Footpatrol Meets | Lucas Chauvin a.k.a Supraw

07.09.23 Footpatrol Meets



À seulement 22 ans, Lucas fait partie des français avec l’une des collections les plus impressionnantes de sneakers. Au-delà des paires, il entretient sa marque Triple Sphère et se passionne pour de nombreuses activités. 
Dans notre nouveau Footpatrol Meets, nous sommes descendus à Toulouse afin de parler hiking, entourage, avenir, et bien sûr sneakers pour découvrir Lucas Chauvin a.k.a. Supraw.

Footpatrol Paris : Salut Lucas, comment vas-tu depuis notre dernier shoot ensemble à Marseille pour la Nike ACG Watercat+ ? 

Lucas Chauvin : Hello la team FP, tout va bien depuis notre shoot à Marseille ! J’ai passé un été mouvementé, entre GR20, course de trail et création !

FP : Pour ceux qui ne te connaitraient pas encore, peux-tu te presenter ?

LC : Supraw, 22 ans. Je fais de la peinture et j’ai une marque de vêtements.

FP : Au cours de ces dernières années, tu as fait beaucoup de choses, entre l’art, le skate, ta marque ou agrandir ta collection de sneakers, comment est-ce que tout a commencé ?

LC : Mon cerveau a besoin d’être stimulé en permanence. J’ai besoin de cette adrénaline de découverte. J’adore tester, expérimenter des choses… Encore plus quand elles sont à portée de main, et quand je commence quelque chose je le fais rarement à moitié !
En 2016, je suis rentré dans la sphère « sneakers » où j’ai découvert et appris pleins de choses. Ça m’a ouvert beaucoup de portes, permis de développer de nouvelles choses dans la création, et de rencontrer des belles personnes qui sont mes amis aujourd’hui.
C’était la première fois qu’une passion réunissait comme ça pour moi.

FP : En 2022, tu lances officiellement un hiking club avec tes potes. Comment t’est venue l’idée de fonder ce groupe ? 

LC : Cette idée m’est venue en pleine randonnée à la Réunion. Je n’ai pas une famille issue de la montagne qui m’a inculqué les valeurs de la randonnée très jeune, mais j’ai toujours grandi à la campagne, entre les forêts, les champs et les collines.
J’ai toujours eu un attrait pour la nature. Une année, mon père m’a emmené découvrir les Pyrénées. Le gigantisme des montagnes, la douceur de ses vallées et la liberté que dégageait la randonnée m’ont directement frappé.
En 2022, je suis parti avec ma mère à la Réunion, le paradis de la randonnée, notamment grâce à ses cirques et son volcan : le Piton de la Fournaise. C’est là-bas que j’ai compris que faire de la randonnée me procurait des sensations uniques de liberté, que ça me laissait être en paix avec moi-même, et ça laissait mon cerveau penser à tout un tas de choses. Vous savez, comme quand on est dans la douche et qu’on refait le monde ? 
J’adore partager ça avec des gens. En plus de ça, mes potes et moi on était capables de développer une gamme adaptée pour cette pratique ! Tous les éléments étaient réunis pour créer le TSHC !

FP : On sait que tes amis ont une place centrale dans tes projets. Qu’il s’agisse de ta marque ou bien du Hiking Club, comment interviennent-ils sur ces derniers ? 

LC : Sans mon entourage, je ne serais pas à 10% de ce que je suis capable de faire aujourd’hui. Sans eux, je n’aurais pas la confiance et l’énergie que je mets dans mes projets. Je suis très reconnaissant de la place qu’ils occupent dans ma vie, c’est très important pour moi la proximité que j’ai avec mon entourage. J’essaye au plus de les inclure dans mes projets, que ça soit pour les pop-up stores, les photos, ou lors du processus de création, etc.

FP : Tu as réalisé cette année une randonnée collaborative avec Nike, y a-t-il des marques avec lesquelles tu aimerais collaborer dans le futur ? Que ce soit pour la randonnée ou du textile. 

LC : La collaboration est toujours un sujet difficile. J’aime bien les connexions humaines avant l’aspect commercial, c’est pour cela que pour le moment, je n’ai aucune collaboration à mon actif. Après, si une marque technique nous propose de s’allier pour créer ensemble, je pense que ça serait super intéressant ! Mais mon vrai objectif en réalité, c’est de collaborer avec Quechua !

FP : On voit à travers tes réseaux que le hiking et maintenant le Trail sont des activités centrales pour toi. Qu’est-ce que ça t’apporte au quotidien ? Est-ce qu’il y a quelque chose que tu emmènes toujours avec toi ? 

LC : La simplicité d’apprécier. C’est si simple de partir, seul ou accompagné. Pour pas grand-chose, se balader dans des endroits immenses, où la nature parle, où tout est simple. Je pense que ça influe ma façon de voir la vie et le monde en général : la simplicité.

FP : Au-delà de ces activités, tu as d’autres passions, notamment le fixie, le skate, le dessin, mais surtout les baskets. Quelle a été la première paire que tu as eu du mal à obtenir ? 

LC : Cette passion commence en 2015. La Yeezy 350 “Turtle Dove” sort et pour moi, c’est un choc. Comme beaucoup d’enfants, au collège j’étais limité à une paire de chaussure par an, achetée à la Halle aux chaussures. Mais avec internet et le développement de la sneakers, Kanye West arrive même à toucher un petit mec de la campagne !
Après avoir découvert cette paire, je découvre tout le marché du street-wear. C’est en même temps que je découvre le rap américain, tout fait lien dans ma tête. J’ai l’impression de découvrir un nouveau monde, et dans mon collège de campagne, je suis le seul qui s’intéresse à ça. Ma première paire était une Vans Supreme Motion logo rouge. Mon père avait bien voulu avancer 40€ pour que je les achète. Après ça s’est enchainé assez rapidement, surtout qu’en parallèle, je commençais à vendre mes premiers dessins !! 

FP : Aujourd’hui, après la domination de Nike et Jordan, le marché est de plus en plus partagé avec des marques comme New Balance, adidas, Hoka ou encore Asics. Que penses-tu de l’évolution du milieu ?

LC : Je trouve cette évolution géniale ! L’ouverture vers d’autres silhouettes, ça donne de l’air frais à ce domaine, encore plus quand des marques comme Hoka, spécialisées dans le trail et le running, cherchent à développer des silhouettes techniques mais optimisées pour la vie de tous les jours.

FP : Suite à cela, ta façon de consommer a-t-elle évoluée ? Si oui, vers quel type de produits t’orientes-tu ? Outdoor, luxe, sportswear, street… ?

LC : Je consomme presque plus de vêtement, je les crée en fonction de mes besoins. Et pour la sneakers, j’ai fait le tour et trouvé les paires les plus rares qui me faisaient rêver. Maintenant, je m’oriente plus sur des paires confortables et résistantes pour tous les jours.

FP : Quels sont tes objectifs à court/moyen terme via Triple Sphère et le hiking club ?

LC : Avec le club le but va être de travailler des collections de plus en plus optimisées pour la randonnée. C’est un domaine précis qui demande beaucoup de travail. J’aimerais que sur le long terme, le TSHC devienne une référence dans le domaine de l’outdoor avec un équilibre entre pièces “créa” et pièce techniques, mais surtout qu’on travaille toujours tous les 8, et que tout le monde puisse travailler à plein-temps dans le TSHC.

FP : Y a-t-il d’autres domaines dans lesquels tu aimerais te lancer dans le futur ?

LC : La dernière chose dans laquelle je me suis lancée, c’est le trail, qui fait lien avec la randonnée. C’est une sorte de suite logique de la randonnée quand on veut allier performance, surpassement, adrénaline et montagne. J’aimerais vraiment devenir un ultra trailer amateur puis pouvoir faire des courses ultra-longue distance. J’ai notamment pour objectif de faire l’Ultra Trail du Mont Blanc dans 5 ans !

FP : Du fait de ton expérience, quels conseils pourrais-tu donner aux jeunes créatifs qui te lisent aujourd’hui ? 

LC : Prenez le temps de vous comprendre vous-même, entourez-vous des gens qui vous poussent vers le haut, mais surtout, aimez et vivez !

FP : Merci beaucoup Lucas pour cette interview. Pour finir, aurais-tu un mot à dire aux amis et à la famille de Footpatrol ? 

LC : Je suis allé à Footpatrol pour la première fois en 2018, l’année d’ouverture du magasin à Paris et j’ai pu y rencontrer Sean Wotherspoon. FP a toujours été mon magasin parisien préféré, et je suis ravi de bosser avec cette équipe géniale aujourd’hui. MERCI FP <3

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Footpatrol Discussions | Borough Coffee

31.08.23 Footpatrol Discussions



À l’occasion du lancement de la Puma Clyde Paris, Borough Coffee nous accueille et devient temporairement la Boulangerie Clyde. Nous en avons profité pour rencontrer Orane et Matyas, les fondateurs du nouveau coffee shop de la rue Notre Dame de Nazareth.

Footpatrol Paris : Salut Orane, salut Matyas, comment ça va ? Pouvez-vous vous présenter pour ceux qui ne vous connaitraient pas encore ? 

Borough Coffre : Salut l’équipe ! Ça va super et vous ? Merci encore pour l’invitation. C’est cool ! On est Matyas et Orane, et on a fondé ensemble Borough Coffee qui a ouvert en juillet à Paris.  

FP : Vous avez ouvert récemment. Comment vous est venue cette idée d’ouvrir un café à Paris, et depuis quand travaillez-vous dessus ?

BC : Comme beaucoup, on s’est remis en question pendant la période du Covid. Le temps s’est un peu arrêté et peut-être que pour la première fois de notre vie de jeunes actifs, on a eu le temps de prendre le temps et de réfléchir à ce qu’on voulait vraiment faire dans la vie.
On devait en discuter tous les deux et Orane a sorti « Et si on ouvrait un coffee shop ? ».

On a commencé à y réfléchir de plus en plus, les idées fusaient dans nos têtes. On kiffait déjà ça en perso à la maison, on avait notre petit set-up coffee et on a décidé de se former correctement. On tient d’ailleurs à remercier Lucie qui nous a accompagné de A à Z pour notre formation. En tout, l’ensemble du projet ça nous a prit environ deux ans pour imaginer le concept, trouver le lieu, réfléchir à l’espace, les matériaux, la formation au monde du café de spécialité, etc.

FP : Vous avez créé un environnement simple et convivial. Quelles ont été vos inspirations et d’où vient le concept de Borough Coffee ? 

BC : Disons que pour les inspirations du lieu, je (Matyas) suis allé au Japon il y a trois ans et j’ai pris une petite claque.
Au delà du pays en lui même, si on se concentre uniquement sur notre univers, ils ont un sens de l’espace et du détail qui est assez fou. Tous les matériaux ont un sens, tout se répond d’une manière ou d’une autre. Les lieux sont esthétiquement très simple et en même temps super puissants. On s’est donc pas mal inspirés de choses que j’ai pu voir là-bas, et on a essayé de retranscrire au mieux cette atmosphère : à la fois minimaliste, chaleureuse et accueillante.

Pour ce qui est du concept, on a essayé de retranscrire nos valeurs et centres d’intérêts communs. On est très famille, amis et on a voulu créer un lieu ouvert à tous. Où tout le monde peut se sentir chez lui d’une manière ou d’une autre, tout en essayant d’y intégrer notre univers.
On a voulu aussi y ajouter un espace dédié aux jeunes créatifs Parisiens. Avec les réseaux sociaux, les jeunes marques et créatifs ont la possibilité de toucher leurs communautés et de faire parler d’eux via ces canaux. Parfois, certains en font même un espace privilégié pour se faire connaitre et vendre leurs créations. Nous, on a souhaité leur offrir une opportunité supplémentaire en leur dédiant un espace où ils peuvent justement venir rencontrer cette communauté et échanger avec eux. Ça a été le cas de la première marque qu’on a accueillit, P.O.VIEWS, et ce fut un vrai succès.

Tout ce concept a pour socle le coffee shop, qui semblait être pour nous l’élément essentiel et principal de cette atmosphère conviviale et orientée « Communauté ». 

FP : Le café a une place très importante dans la capitale. Les gens passent beaucoup de temps dans les coffee shops, que ce soit pour travailler, se relaxer ou simplement prendre leur café matinal. Comment voyez-vous la “coffee culture” à Paris ? 

BC :  On arrive à une époque où la tendance du coffee shop est en plein boom dans les grandes villes. On est un peu les nouveaux arrivants qui essayent de se faire une place en proposant du café de qualité. On ne veut pas que chez nous, ce soit simplement un bel espace. On tient vraiment à proposer des tasses de qualité et d’essayer de démocratiser le café de spécialité. Plus il y aura de Coffee Shop soucieux de servir de bonnes tasses, mieux ce sera. 

Pour ce qui est de la coffee culture, on trouve ça vraiment chouette de voir que ça se démocratise et que tout le monde consomme plus ou moins du café à sa façon. Il y a les amateurs, les passionnés, les gens curieux, les gens qui viennent seulement pour passer du temps avec leurs potes, les professionnels du milieu… Il y a une très bonne énergie, des coffee shops ouvrent quasi toutes les semaines. 

Pour le moment on est super bien accueillit dans la communauté Coffee à Paris, c’est très bienveillant et les patrons de coffee shops sont toujours pleins de bons conseils ! Pour certains comme Café Berry, Dreamin man ou Motors,  ça fait maintenant un moment qu’ils sont là, et c’est tout aussi cool de voir de nouvelles adresses s’ouvrir.

FP : Vous proposez un café haut-de-gamme et précis. Quelle est votre approche vis-à-vis du café que vous sélectionnez ? 

BC : Comme expliqué juste avant, on propose ce qu’on appelle du “café de spécialité”. C’est-à-dire que c’est un café qui est traçable de la Parcel, jusqu’à la tasse. On a des cafés avec des méthodes de récoltes, de culture et de fermentations très précises et des critères de qualité élevés. Ces café sont mêmes notés par un organisme qui s’appelle la SCA (Speciality Coffee Association) qui sont chargés d’attribuer des notes aux cafés. C’est pour ça que parfois, lorsque que vous achetez un café de spécialité, vous pouvez retrouver des petites notations du style “85” ou “88”.

On vient de commencer et on a débuté l’ouverture avec deux torréfacteurs parisiens. Le premier c’est Fève, c’est chez eux qu’on prend toute notre gamme espresso. Ils nous accompagnent depuis le début de notre formation donc gros bisous à eux.
Pour le filtre on propose uniquement une méthode d’extraction douce qui s’appelle le V60 et on bosse en ce moment avec Kawa. On a commencé à s’ouvrir à des torréfacteurs européens et on devrait changer notre gamme de filtre d’ici peu !

FP : On sait que Borough n’est pas seulement un lieu où prendre son café le matin, il s’agit aussi d’un lieu d’échange où vous souhaitez recevoir. Quelle est votre volonté à travers ce concept, que souhaitez-vous transmettre ? 

BC : On a envie de transmettre nos valeurs à travers ce lieu. Finalement, c’est un peu une partie de nous-même qu’on a mis dedans. Nos valeurs, nos passions, tout se mélange ici en un même point.
Un coffee shop c’est surtout un lieu où le temps s’arrête un peu, c’est un moment où on choisit volontairement de prendre une pause dans sa journée de travail ou de balade. Donc autant que nos clients passent un bon moment et qu’ils aient un lieu qui leur ressemble, un espace auquel ils puissent s’identifier, où ils peuvent rencontrer leurs potes. Et pour les créatifs, un lieu qui colle avec leur image et les valeurs de leurs marques/créations.

FP : Comment aimeriez-vous développer Borough dans le futur ? Vous avez des collaborations ou des pop-ups prévus ? 

BC : On pense forcément au développement et on a des petits projets en cours mais pour le moment on se concentre surtout sur Paris et sur ce qu’on peut apporter ici. On est sans cesses en train de chercher de nouveaux créatifs/marques avec qui travailler. On a vraiment envie de créer un espèce de cercle vertueux entre nous et les marques qu’on accueille. Notre premier objectif là dedans, c’est de leur donner la parole et de les laisser s’exprimer. On a ouvert en plein été et Paris c’est forcément un peu vide à cette période. Mais oui, on bosse déjà sur les prochains pop-ups. 

FP : Vous travaillez beaucoup depuis l’ouverture du café, quels conseils pourriez-vous donner aux personnes qui aimeraient se lancer dans cette aventure ? 

BC : Si on devait donner quelques conseils aux personnes qui souhaitent se lancer dans une aventure entrepreneuriale, quelque que soit le projet :

Entourez vous des bonnes personnes et mettez y tout votre coeur. Faites quelque chose qui vous ressemble, soyez authentique. Le dernier conseil qui peut sembler un peu banal mais très vrai : ne pas baisser les bras. Rien que la création d’une entreprise c’est une aventure de malade, donc tant que vous continuez à voir la petite lumière au bout du tunnel, rien n’est jamais perdu ! 

FP : L’équipe, merci pour cet échange. Avez-vous un dernier mot pour les amis et la famille de Footpatrol ? 

BC : Bisous à tous et à samedi <3 

La Puma Clyde Paris est désormais disponible chez Footpatrol, au magasin et en ligne.

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Footpatrol x Oakley Plazma I Lancement le 15.07.2023

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Footpatrol s’est retiré dans la nature pour sa dernière collaboration avec la marque de lunettes Oakley. S’inspirant de l’écosystème et des habitats qui entourent notre environnement quotidien, nous nous sommes plongés dans la biodiversité, en particulier le milieu des insectes et la façon dont ils jouent un rôle important dans tous les cycles de la vie, grands ou petits. 

 

En nous inspirant de l’évolution des coléoptères minotaures, nous avons cherché à capturer la texture, la couleur et les subtilités microscopiques de l’espèce. Le cadre est réalisé dans un motif dégradé allant du noir opaque au transparent, la teinte noire rappelant la carapace dure du coléoptère minotaure.

L’élément transparent du dégradé est un clin d’œil à la brillance qui se reflète sur le corps du coléoptère. Le logo Footpatrol apparaît sur le pont, et les lentilles Prizm Road Jade offrent un contraste agréable avec des détails laser complémentaires gravés sur le périmètre de la lentille, qui font référence aux cornes du scarabée Minotaure. 

Chaque paire de lunettes de soleil est livrée avec un micro-sac personnalisé à double marque et le cordon d’Oakley qui s’accroche à l’extrémité de vos montures pour les maintenir fermement en place.

Disponible en magasin et en ligne le 15 juillet (disponible en ligne à partir de 09h00 Paris), au prix de 235€.

Veuillez noter que les T-shirts ne seront disponibles en magasin que dans le cadre d’un cadeau offert lors de l’achat de cette collaboration en magasin. Ils ne seront pas disponibles à la vente.

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