Frequent Players Fête de la Musique avec Asics | Yawy, Kiiki et Bydone

20.06.23 Frequent Players



Pour la Fête de la Musique, Asics et Footpatrol Paris s’associent pour mettre en avant des DJ parisiens dans une série spéciale de Frequent Players. À cette occasion, Kiiki, Yawy et Bydone portent la Asics Gel-NYC et vous offrent 3 mix, exclusivement pour Footpatrol.

Découvrez les mix ci-dessous.

Bydone

Yawy

Kiiki

(more…)

Publication recommandée
Footpatrol Discussions | Boku

18.06.23 Footpatrol Discussions



Pour continuer la célébration du 5ème anniversaire de notre boutique parisienne, Footpatrol s’est associé au peintre véhiculé Boku.  Avec sa patte reconnaissable dans ses nombreux dessins et peintures murales, Boku a repeint notre devanture et réalisé une collection colorée inspirée par ses alentours et l’univers de Footpatrol, avec sa propre interprétation de notre Gasmask.

Au travers de ce nouveau FP Discussion, découvrez Boku :

Salut Boku comment vas-tu ? C’est un plaisir de te recevoir, peux-tu te présenter pour ceux qui ne te connaitraient pas encore ?

Salut à l’équipe, ça va bien et vous ? Je m’appelle Boku et je suis illustrateur peintre, muraliste et graphiste. Je suis originaire de la région Centre mais ça fait maintenant 5 ans que je suis basé dans le 93.

Tu as de nombreuses casquettes (graphiste, illustrateur, peintre mural). Qu’est-ce qui t’a plu en premier et comment as-tu commencé ?

Le début est un peu bateau, mais comme beaucoup de jeunes j’aimais dessiner des personnages de dessins animés etc. C’est juste après le brevet des collèges, lorsque l’on m’a demandé ce que je voulais faire, j’ai répondu du dessin. De là, on m’a orienté vers les Arts Appliqués, puis le graphisme. Entre temps, j’ai développé ma patte artistique et à la fin de mon BTS DG j’ai décidé de me lancer dans mon art et de le décliner sur plein de supports.

Comment t’es-tu développé en tant qu’artiste ? Comment a évolué ta DA, ton esthétique… ?

Au début, mon style était très marqué cartoon : gros tracé noir et très figuratif. Mes inspirations étaient très basées sur les dessins animés, mais depuis que je suis à Paris, je vis des choses, j’observe des situations qui m’inspirent dans ma création.

Je me suis détaché des inspirations de BD pour aller vers une stylisation, une synthèse de ma vie et des choses que je vois. Je prends beaucoup de photos à l’argentiques ou à l’iPhone dans la rue. Elles me permettent de créer des illustrations. Néanmoins mon style, mon travail, reste naïf, ludique et coloré 🙂

 

Tu partages tes créations sur ton compte Instagram @aka_boku. On peut voir des formes arrondies, beaucoup de couleurs et d’animaux. D’où te viennent tes inspirations ? As-tu un artiste auquel tu es plus sensible qu’à d’autres ?

Je suis beaucoup inspiré par les illustrations de livres pour enfants ou des manuels, car elles sont faites pour être comprises rapidement par les enfants. Elles sont très arrondies, avec des couleurs pop ou primaires. Ensuite mes études m’ont permis de découvrir un grand nombre d’artistes de différentes époques.

J’aime beaucoup le travail de Fernand Léger ou même d’une artiste brésilienne qui a été son élève, Tarsila Do Amaral. Ils viennent de l’Art Moderne, et leurs visions des perspectives et de thèmes m’inspirent énormément.

Tu as pu réaliser une peinture pour le rideau d’une école Barcelonaise. Qu’est-ce qui change dans ton travail lorsque tu es sollicité et lorsque tu réalises tes créations pour toi ?

Ce qui change c’est le cahier des charges. Au début j’étais réticent à ça car j’avais l’impression de faire des choses qui ne me représentaient pas. Mais au fur et à mesure, j’ai pu imposer mon style et quand je suis démarché pour une réalisation, c’est pour mon style. Donc les contraintes deviennent de nouvelles cordes à mon arc car je dessine des éléments que je n’avais probablement jamais fait. Ça me permet de les intégrer à mes créations perso par la suite.

Quel(s) est/sont le ou les aspects qui te plais(ent) le plus dans tes travaux ?

Ce qui me plaît le plus ce sont les rencontres avec des artistes ou des passants, et le voyage. Je n’ai pas encore eu la chance de beaucoup voyager grâce à ma pratique mais c’est mon objectif : bouger, rencontrer des artistes, peindre des murs dans pleins de pays différents. Faire des résidences artistiques c’est tellement inspirant et motivant. Quand tu es enfermé qu’avec des personnes talentueuses qui ont faim de plus de peintures, ça galvanise.

As-tu un projet que tu as réalisé dont tu es le plus fier ?

Je n’ai pas de projets en particulier, je crois que je suis fier de tous mes projets même si avec l’expérience et le recul, j’aime moins certaines réalisations. Globalement, je suis fier de chacun de mes projets.

On sait que le monde des sneakers est intimement lié à celui du graphisme. Quel est ton rapport aux sneakers (si tu as une paire qui t’a marqué/favorite n’hésite pas à nous la partager) ?

J’avoue que je ne suis pas le plus chaud en sneakers, j’aime beaucoup mais je ne suis pas un chineur de sneakers. En ce moment, je porte une paire Merrell GoreTex noire et je la kiffe. J’aime beaucoup les paires orientées technique et montagne.

Ces deux cultures se retrouvent régulièrement mélangées via des collaborations entre artistes et marques de sneakers/vêtements. Cela te plairait-il de travailler ce type de produit, avoir une « signature shoe » en collaboration ou juste designer une paire ?

J’aimerais bien oui, après j’ai déjà eu une expérience avec une marque et j’étais pas fan du résultat final. C’est un support assez complexe, et il faut savoir épurer son style pour que la paire soit portable.

Boku, merci pour ton temps. As-tu un dernier mot à transmettre aux amis et à la famille de Footpatrol ?

Big up à l’équipe FootPatrol, merci pour votre confiance et à très vite 🙂

 

La collaboration entre Boku et Footpatrol est composé d’un hoodie et de 2 t-shirts. Disponibles exclusivement dans notre boutique parisienne et sur Footpatrol.fr

Publication recommandée
À Marseille avec le Triple Sphere Hiking Club | Nike ACG Watercat+

12.06.23 General



En 2006 Nike donne naissance à la Nike ACG considérée Watercat pour sa ligne « All Conditions Gear ».

À l’origine similaire à la méduse, une chaussure créée dans le Puy-de-Dôme en 1946 par Jean Dauphant, elle revient ce 12 juin 2023 plus moderne que jamais.

Cadette d’une grande famille de chaussures tissées, elle est dotée de cordes anti-absorbantes, la rendant légère et respirante. Conçue pour être enfilée rapidement sans pour autant nuire au confort de la paire, le système de laçage a été repris du modèle d’origine mais la coupe et la structure générale ont été améliorées.

En plus de son confort, elle est dotée d’une semelle adaptée à l’environnement marin, rocheux et glissant des calanques Marseillaises.

C’est d’ailleurs là-bas que nous nous sommes rendus, plus exactement à la calanque de Sugiton, pour shooter la nouvelle Nike Watercat+ avec l’équipe de Triple Sphère Hiking Club.

Idéales pour les escalades, baignades et longues randonnées auxquelles nous nous sommes adonnés, elle convenait aussi parfaitement aux rues pavées de la cité Phocéenne.

Retrouvez la nouvelle Nike Watercat+ chez Footpatrol en ligne et au magasin au prix de 125€.

 

Publication recommandée
Footpatrol Meets | Thomas Giorgetti

10.06.23 Footpatrol Meets



Co-fondateur de la marque parisienne « Bleu de Paname » en 2009, et passionné/collectionneur de sneakers depuis 25 ans, Thomas Giorgetti est l’un des OG à avoir fait vivre le Sneaker Game parisien. Pour ce nouveau FP Meets, nous avons la chance de le rencontrer pour parler de baskets et de son implication dans la culture depuis les années 1990, en passant par sa vision du jeu jusqu’à aujourd’hui. Découvrez avec nous Thomas Giorgetti, alias Thomas BDP.

FP : Salut Thomas, comment vas-tu ? Pour ceux qui ne te connaitraient pas, peux-tu nous parler de toi et ce que tu fais en quelques mots ?

Salut ! Je suis Thomas Giogetti, co-fondateur de la marque Bleu de Paname. J’officie dans la culture/contre-culture de la rue depuis 25 ans à titre pro. J’ai pu lancer différents types de médias sneakers et textile, ce qui m’a permis d’entrer dans ce milieu et de me faire des contacts, qui sont encore aujourd’hui des amis pour certains. Je voulais entrer dans ces métiers mais le « French Dream » n’est pas « l’American dream ». À l’époque, c’était compliqué de faire comprendre au monde de la mode que les sneakers et le sportswear étaient de réelles cultures. J’ai aussi été consultant auprès de grandes marques ce qui m’a permis d’encore étoffer mon carnet d’adresse. Puis je me suis dit qu’il était temps que je lance mon projet. Je ne voulais pas lancer une marque de sneakers car le game était difficile, très couteux et aussi car j’ai beaucoup de mal à me détacher des marques d’équipementiers. Mon but était de lancer une marque s’adressant à des gens du milieu urbain ayant comme point commun leur art et le fait de beaucoup travailler. C’est une sorte d’uniforme de travail afin d’éviter de s’endimancher et ne pas se travestir avec l’âge, car la société nous impose de nous habiller de telle ou telle façon. Je trouvais que c’était une bonne réponse d’avoir un uniforme comme une toile blanche qui permette à ton travail et ta personnalité de se mettre en avant.

FP : Commençons par parler sneakers. Tu es dans ce game depuis de nombreuses années, comment t’es-tu trouvé passionné par ce milieu ?

Je suis dans le milieu depuis 25 ans, mais officiellement 22 ans en tant que pro. Le reste c’était de la revente. Via mes voyages en Europe j’ai pu dégotter et revendre des paires assez rares. Ça me permettait de me faire un peu d’argent car à l’époque je vivais chez mes parents et je consommais beaucoup de baskets par rapport à la normale, en plus de mes activités sur le côté. La basket était donc très importante pour moi à l’époque. Mais les deux plus gros facteurs sont le Hip-Hop et le basket. Surtout grâce à Jordan qui a été ma clé d’entrée en termes d’esthétique et de design. Principalement les Jordan 4-5-6. La 3 n’a pas tant été importante, car à l’époque il m’arrivait de la confondre avec la 4. C’est surtout la 5 qui m’a traumatisé car le grand frère d’un pote grapheur les avait, et quand je les voyais au pied des escaliers chez eux, je ne pouvais pas m’empêcher de les prendre en main et de les admirer. À cette époque, je m’étais promis d’en avoir une un jour. C’est en 1992 que j’ai eu ma première Jordan 5. Même si c’était déjà cher et assez compliqué de s’en procurer, j’avais réussi grâce à certaines zones que je fréquentais où le basket n’était pas encore à la mode (en banlieue lointaine ou provinces). C’était à Alpha New York store, rue Saint Denis, pour les anciens qui reconnaitront, que je me suis procuré ma première 5.

FP : Depuis toutes ces années tu as pu prendre beaucoup de recul par rapport au sneakers game. Que penses-tu de l’évolution de ce milieu depuis tout ce temps ?

En 2023 je trouve que les sneakers c’est chanmé et triste à la fois. C’est 50/50. La preuve c’est qu’aujourd’hui on me donne rendez-vous et je viens. Si j’étais anti-consommation ou anti-sneakers je n’aurais rien à faire ici à parler de ça. Pour vous dire que je suis encore dans le milieu des sneakers, quand une Travis sort tu peux être sûr que je vais tout faire pour l’avoir par 3 pour pouvoir prendre des photos de cake en famille à Noël. Je la vois déjà la photo tu vois. Parce que c’est un kiff et c’est quelque chose que j’ai envie de transmettre. Après la tristesse c’est cet engouement que l’argent a pris par rapport à la culture et par rapport à l’objet. Aujourd’hui les gens achètent ce qui va être valorisé plutôt que ce qui leur plait vraiment. C’est le seul truc qui me freine car aujourd’hui c’est un peu compliqué de récupérer des paires lorsque tu es passionné. J’ai la chance d’avoir quelques contacts qui ne m’oublient pas car je suis dedans depuis très longtemps mais je trouve que c’est dommage que ce soit l’argent qui ait pris le pas sur la culture.

FP : Tu dis que c’est dommage que les gens achètent ce qui est valorisé plutôt que ce qui leur plait. Aujourd’hui, quelles sont les paires que tu vas rechercher ?

Je vais peut-être vous surprendre mais je suis sur la fin des années 90, des choses que j’ai connues à l’époque. Penny Hardaway, Foamposite… surtout des paires B-ball que je voyais quand j’allais à New York quand j’étais jeune mais que je n’achetais pas forcément. À l’époque j’étais plus attiré par les Air Max.

Aussi, pendant le confinement je me suis dit que j’allais cop une Flight 95. En m’y intéressant je me suis rendu compte que je n’étais pas le seul. Elle plait beaucoup aux États-Unis où ils sont très tournés vers les Jordan de 5 à 8, voire jusqu’à 13. Beaucoup de paires qu’il a porté en match.

FP : Paris dispose d’une grande histoire commune avec les sneakers. On a eu droit à de nombreuses paires exclusives. Parmi celles-ci, y en a-t-il une qui t’a particulièrement marqué ? Pourquoi ?

Bonne question je dois mettre le disque dur en marche !

Je vais être mauvais client pour vous sur la TN parce que je la kiffe pas. Je la bannis parce que venant de banlieue, on était vite catalogué lorsqu’on portait des TN. Je suis plus attiré par les Air Max 90 ou Air Max 1… En revanche d’un point de vue culturel et local, la TN est inévitable. Tu ne peux pas la retirer du marché français. Que ce soit à Paris ou même à St Etienne, Grenoble… les modes changeaient mais la tendance est restée. Il y a aussi la Prada Cup qui est très importante ici à Paris.

Sur les collabs francophones, j’ai été un des premiers à avoir été sollicité. Début 2000 il n’y en avait pas énormément. Mais pour moi, la Pump Fury de Reebok en collaboration avec Chanel fait partie des meilleures collabs francophones, bien plus que la Dunk Paris à mon avis.

La Opium 180 était aussi un très beau modèle qui a marqué Paris.

Après pour être un peu « chauvin », j’ai designé une Air Max 180 qui a été éditée à 12 pieds, qui est l’un des coloris de 180 les plus recherchés aujourd’hui. Elle était un coloris exclusif pour ma boutique « ADN Sneakers Lab » à l’époque en 2004-2005.

FP : En parlant de Paris, ta marque s’appelle Bleu de Paname. Dans quelle mesure la ville t’inspire-t-elle dans tes créations ?

La ville m’inspire de manière positive et négative dans le sens ou c’est une ville magique mais dure en même temps. C’est ce que j’explique à mes potes étrangers. On vit dans un stress quotidien. Il peut être positif, te pousser à aller de l’avant à te battre avec tes idées et t’imposer. C’est aussi une ville attrayante donc pour faire du bruit localement, il faut redoubler d’effort et se remettre en question en permanence et je trouve que c’est une bonne chose. C’est la « ville lumière » donc elle te force à toujours être éclairé et tout le temps averti de ce qui se passe dans les tendances/contre cultures… je suis boulimique de ça. C’est ça Paris.

FP : On sait qu’au-delà de Bleu de Paname tu as eu d’autres projets, comme ton format vidéo/radio « Elle est bonne sa paire ». Dans quelle mesure avoir ce genre de moyen d’exprimer ta passion était important pour toi ?

Petit scoop, ça revient haha. Oui c’était quelque chose d’important car à la fin de mes études déjà, j’ai eu mes diplômes grâce à une expo fictive que j’ai réalisée sur les sneakers. À la suite de ça, j’étais stagiaire graphiste dans un magazine Hip-Hop appelé Radical, où ils m’ont reconduit. Là-bas, j’ai soumis l’idée de faire une rubrique sneakers. De là, le DA m’a dit de le faire sur l’autre partie du magazine de contre-culture appelé Tyler. Du coup, j’ai pondu un hors-série entier en septembre. Ce hors-série était distribué chez Footlocker à l’époque. Ça m’a donné une certaine renommée car à l’époque ça n’existait pas, à part peut-être Crooked Tongues. Ce magazine, appelé Lil Tyler, a été un vrai game changeur pour pas mal de marques.

FP : Tu nous as beaucoup parlé des marques sur lesquelles tu as bossé et celles qui ont été importantes pour toi. Tu pourrais faire un TOP 5 ? Et si tu devais être une paire, laquelle serais-tu ?

Oh t’es dur haha… Bon Jordan 1 Chicago la classique, vraiment indétrônable. Ensuite… la Nike Mac Attack de McEnroe, qui va être rééditée et que Travis Scott a porté récemment, vraiment un graal. Tu peux tout faire avec : du skate, du basket…

Ensuite la « Dunkle » car je suis un grand fan de Futura 2000. Elle pourrait se faire talonner par la dernière en date de Off White x Futura Lab, qu’ils ont sorti pour les défilés en deux coloris qui sont deux bombes atomiques. Je pense qu’elles sortiront un jour ou l’autre, parce que bon, 100 000 dollars aux enchères aujourd’hui… je vais laisser passer. J’ai une fille et une femme haha. Mais j’avoue que j’ai quand même regardé par curiosité. Je ne la mets pas en top 5 mais elle pourrait y être. En 4eme position… tu me poses une colle. Je ne l’ai pas mais la Rebook Pump Fury x Chanel ça reste un top. Et en 5, allez la 180 ADN pour laquelle on me sollicite régulièrement. Mais je la garderai, elle fait partie de mon ADN. Si je devais être une paire ça serait la Jordan 1 Chicago sans hésiter.

FP : Thomas, merci beaucoup pour cet échange c’était un plaisir. Pour finir, aurais-tu un mot à dire pour les amis et la famille de Footpatrol ?

Faites-vous kiffer ! GR ou hype l’important c’est d’être looké d’avoir un bon style et être intègre avec soi-même. Ne pas chercher à ressembler à quelqu’un, même si Instagram a dit qu’il fallait être comme ça ! Il faut s’inspirer mais être sur un copié collé, ce n’est pas intéressant. C’est ce que je reproche aux générations d’aujourd’hui. Il faut aussi que les choses se fassent, c’est pour ça que les anciens ont ouvert des portes. Il faut que ça continue, mais ce marché va se réguler. Je pense qu’on est proche d’un pallier de consommation qui va remettre le curseur au bon endroit, freiner un peu le resell et réguler les prix. En tous cas, ça me ferait plaisir. Merci à vous et longue vie à Footpatrol !

Au cours de notre échange, Thomas portait différents modèles de  New Balance 991 Made in UK. Retrouvez la paire en magasin et en ligne sur Footpatrol.fr.

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Footpatrol X Keep Hush X adidas : Rencontre avec Implaccable et Carla Genus

01.06.23 General



Le 13 mai dernier, nous organisions une soirée avec Keep Hush et adidas pour fêter nos 5 ans à Paris. Pour la première fois de Keep Hush à Paris, nous avons souhaité mettre en avant les DJs et artistes proches de notre boutique parisienne. C’était l’occasion pour nous de discuter avec Implaccable et Carla Genus de leur rapport à la musique, à la ville de Paris et à la mode.

 

Implaccable

Peux-tu te présenter ?
Salut, moi c’est Implacclable.

Quand et comment tu as commencé la musique ?
J’ai commencé à faire mes premiers textes vers la 4e mais c’est uniquement depuis 3 ans, quand je suis arrivé à Paris, que je m’y suis mis sérieusement.

 

Qu’est ce que ça fait d’être à Paris et qu’est ce qui t’inspire ?
Quand je suis arrivé à Paris on s’est tout de suite mis en groupe avec Ricky Bishop, Twizzy et c’est cet environnement là qui stimule, on s’entraide, on se pousse tous vers le haut !

Qu’est-ce qui pour toi, rend Paris si unique ?
Je suis originaire de Guadeloupe, j’ai vécu toute ma vie là-bas. Quand je suis arrivé, il y a de ça presque 4 ans à Paris, tout va plus vite. Tu as des opportunités tous les jours ! C’est trop bien !

La mode a-t-elle une influence sur ta musique ?
Oui la mode influence ma musique forcement, je parle souvent des marques de mes potes !

En ce moment, qui t’inspire sur la scène musicale parisienne ?
Ricky Bishop, Twizzy Cinco, Big B, 8Ruki, Serane

Qu’est ce qu’adidas représente pour toi ?
C’est l’équipementier du Real Madrid, j’ai cette image depuis que je suis petit. Je suis trop content de faire cette soirée avec eux !

Carla Genus

Salut Carla, tu peux te présenter ?
Salut, moi c’est Carla Genius j’ai 24 ans je suis DJ et artiste chanteuse.

Quand et comment tu as commencé la musique ?
Officiellement depuis mes 18 ans ! Je sortais beaucoup en soirée, ça vient naturellement avec le temps ! Mais sinon depuis que je suis petite. J’aime trop la musique, c’est de famille, c’est la culture !

Qu’est ce que ça fait d’être à Paris et qu’est ce qui t’inspire ?
Être à Paris c’est trop cool, la ville est éclectique ! La nouvelle scène est trop forte, tout le monde fait de la musique ! Beaucoup de nouvelles meufs, beaucoup de nouveaux genres, c’est tellement bien ! Il y a une liberté qui n’était pas là avant. La nouvelle génération se libère, tout le monde à son truc.

Qu’est-ce qui pour toi, rend Paris si unique ?
Pour moi, la scène parisienne est unique, c’est le mélange des cultures, il y a de tout, des genres que l’on ne trouve nulle part ailleurs ! Shatta Bouyon, les Antilles françaises, les étrangers sont fous quand ils découvrent ça ! L’Afrique a beaucoup influencé Paris et c’est magnifique.

La mode et la culture ont-elles une influence sur ta musique ?
Bien sûr, la culture influencera ma musique. Étant Antillaise, j’opte souvent pour le dance hall et les sons afro. Quant à la mode, elle inspirera mes visuels et ma direction artistique, mais elle n’a aucune influence sur ma musique.

En ce moment, qui t’inspire sur la scène musicale parisienne ?
Je suis obligée de citer des meufs ! Ahahaha ! Le Juice, rappeuse trop trop chaude faut vraiment la suivre, Kay The Prodigy sur la nouvelle scène j’aime trop ! Et Jwles aussi, bon ce n’est pas une meuf, mais il est très fort.

Qu’est ce qu’adidas représente pour toi ?
adidas c’est la culture !

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Footpatrol Meets | Monsieur Germain

25.05.23 Footpatrol Meets



FOOTPATROL MEETS: MONSIEUR GERMAIN 

Entre bon restaurant et visite de Bordeaux, nous avons eu la chance de discuter avec le designer de sneakers Germain Thomine, a.k.a. Monsieur Germain. L’occasion de retracer son parcours et de partager des anecdotes pour mieux comprendre son travail, et ce qu’implique la création de sneakers aujourd’hui. 

FP: Salut Germain, comment ça va ? Tout d’abord, merci d’avoir accepté notre invitation et de nous accueillir à Bordeaux aujourd’hui. On aimerait en apprendre un peu sur ta carrière et tes projets actuels. Pour ceux qui ne te connaîtraient pas encore, peux-tu te présenter et nous expliquer ce que tu fais ? 

MG: Salut ! Ça va très bien merci. Je m’appelle Germain Thomine et je suis designer Footwear spécialisé dans la performance. Ça fait à peu près 15 ans que je suis dans l’industrie de la chaussure / sneakers. J’ai commencé à Munich dans une agence qui s’appelle Creation & Focus où j’ai travaillé pour Puma, Diadora, et quelques projets un peu plus secrets à l’époque comme pour VANS par exemple. 

Petit à petit je suis tombé presque amoureux de la chaussure en général. Ma maman est une ancienne styliste et le rapport à la mode m’intéressait pas mal. Y ajouter le produit industriel avec ce combo entre le upper qui est généralement en textile donc très mode, et la semelle qui est plus rigide et performante donc design produit.
Après 5 ans chez C&F, j’ai été embauché par Mizuno en 2015 pour devenir Design Manager de leurs bureaux européens à Munich. J’y ai passé presque 4 ans en interne. J’ai travaillé sur différentes catégories : running, handball, volleyball, football, …
En 2018, on a eu l’idée avec Lucas Marchet et Wesley Tyerman de lancer une collection Lifestyle chez Mizuno. On s’est rendu compte qu’avec 110 ans d’ancienneté et les archives qu’ils ont accumulées, c’était dommage de ne pas exploiter une gamme Lifestyle.
On a donc développé toute cette gamme Mizuno Sportstyle en créant une histoire autour de la famille avec les Kazoku. Kazoku, ça veut dire famille en japonais et on avait créé tout un écosystème autour de cette catégorie Lifestyle avec des partenaires spéciaux comme Footpatrol.
Après ça, je me suis lancé en freelance parce que Mizuno déménageait et je ne pouvais pas me délocaliser de Munich. Je leur ai proposé néanmoins de continuer l’aventure ensemble et on a décidé de continuer en free. 

FP: Est-ce que tu peux nous en dire davantage sur ce que tu faisais chez Creation & Focus Agency, et les projets sur lesquels tu as travaillé durant tes années là-bas?

MG: J’étais en charge des produits Motorsport et de la partie Kids pour Puma. Pour Diadora j’ai fait du Running et du Cycling, donc j’étais orienté performance à fond. Je suis resté 5 ans dans cette agence mais j’ai été embauché un peu par hasard. J’ai une formation de design industriel et ils voulaient me prendre pour un projet avec Puma qui était d’intégrer une enceinte sur une chaussure. Je revenais d’un an de stage en Chine où je faisais des machines à laver, des machines à café, etc… J’avais donc mon bagage de designer industriel et ils m’ont contacté spécifiquement pour ce projet. Ça ne s’est pas fait pour une question de budget mais c’était très intéressant!

FP: Après ça, tu as été débauché par Mizuno entant que Footwear Design Manager. Tu as remarqué des différences ou des similarités entre les procédés japonais et ceux des marques allemandes ou italiennes pour lesquelles tu avais travaillé avant? On nous a aussi dit que tu étais le premier designer non-japonais chez Mizuno, est-ce que c’est vrai? 

MG: Alors sur le fait d’être le premier non-japonais chez Mizuno en tant que designer, je crois que c’est vrai mais je n’en ai pas la certitude haha. On m’avait dit que j’étais le premier européen à travailler pour la marque. Mais je sais que Tuan Le, qui est un designer légendaire chez Mizuno, n’était pas japonais mais vietnamien.
Dans les équipes, il y avait très peu d’occidentaux, même après ma venue. S’adapter au travail avec les japonais, ça demande beaucoup plus de rigueur qu’en france par exemple. J’avais déjà cette rigueur grâce à l’agence Creation & Focus qui était une agence allemande gérée par Rudolf Hieblinger, un autrichien qui est assez carré aussi dans sa démarche, son suivi de développement, etc. On va dire que j’avais déjà un moule bien établi.
La grosse différence, ça a été la différence culturelle au jour le jour. Ça a été hyper enrichissant de s’imprégner de cette culture japonaise qui est fascinante.

FP : Hier soir tu nous as dit que travailler au contact de cette culture japonaise a installé des pratiques dans ta vie quotidienne et dans ton travail que tu appliques encore aujourd’hui, même après avoir quitté l’entreprise. Est-ce que tu peux nous donner des exemples de routines ou de pratiques que tu as mises en place chez eux? 

MG : Un truc tout bête, c’est ma préparation du café le matin. J’ai découvert ça au Japon avec la culture du V60. J’aime le fait que ça soit vraiment comme une méditation le matin. J’ai besoin de presque méditer en faisant mon café le matin pour commencer ma journée convenablement. Sans ça, c’est vrai que la journée peut vite être mal lancée. J’aime bien prendre mon temps, prendre du plaisir et bien faire les choses. Ça a un impact sur le travail de la chaussure, avec Mizuno et maintenant avec mes autres clients, c’est que j’aime bien aussi prendre mon temps et faire ça bien. Le Japon, et chez Mizuno particulièrement, c’est vraiment la recherche du développement. C’est vraiment un pays d’ingénieurs, c’est plus de l’ingénierie que du design. Du coup ça revient un peu sur ce que je te disais au départ : je suis plus un designer industriel qu’un designer de sneakers à la base. En tous cas je m’identifie plus comme ça. J’ai un rapport au produit qui est assez poussé en termes de développement. 

FP: Tu as travaillé sur de nombreuses catégories allant du football et running au Sportstyle. Quels ont été les projets les plus challengeant ?

MG: Yes y en a pas mal ! On va dire que le Sportstyle c’était quelque chose d’assez nouveau pour moi parce que je pars avec un background très technique, très “performance”. Quand on a lancé cette partie là, vu que je ne suis pas non plus un fan inconditionnel de sneakers à la base, j’ai dû apprendre “sur le terrain”. Ça c’était challengeant au départ, mais petit à petit j’ai su bien m’entourer de personnes qui étaient ultra qualifiées pour me guider là où il fallait et me faire connaître toute cette culture en détail. L’approche stylistique de la basket, c’était le plus challengeant.
Pour l’approche technique, concernant les produits sur lesquels je travaille, y en a pas qui sont plus challengeants que d’autres. J’aime bien travailler avec des marques qui sont plutôt des marques “Lifestyle” mais leur apporter une part de performance. Que ce soit du confort, une nouvelle technologie sur des typologies de produits comme du running, du trail, du hiking, … J’aime bien apporter cette touche de performance et de sport sur ces produits. 

FP: Tout à l’heure tu nous as montré des produits sur lesquels t’as travaillé pour Aigle. En regardant la paire, on retrouve des éléments de la Kobe 5, mais aussi de la Air Max 95 ou encore de la TN 2. On voit que tu as vraiment plongé dans le côté Lifestyle et “culture” sneakers pour trouver des inspirations. C’est quelque chose que tu t’es approprié facilement ? 

MG: Yes ! Ça vient aussi du coup de crayon. C’est un flow, j’y vais comme je le sens. En l’occurrence, la paire est inspirée de la topographie du Parc des Buttes-Chaumont. C’est plein de lignes, de courbes topologiques, et l’idée c’était d’avoir un produit travaillé sur ces points là. Après j’aime bien regarder les références qu’il peut y avoir. C’est vrai que la 95 fait partie des produits qui jouent vachement sur les courbes, les différents niveaux de layers qui m’inspirent beaucoup. Mais c’est tout un travail : ne pas copier mais prendre l’inspiration partout. Il y aussi la recherche de matière, la technicité, la performance, le confort, la thermorégulation… Sur plein de choses en fait. Sur tous les produits il y a toujours énormément de recherches et c’est ça qui est intéressant. 

Particulièrement pour ce projet là, je pense que c’est pas spécialement là où on attend Aigle. Ça fait partie des challenges qui sont intéressants à relever : pousser une marque dans ses retranchements et proposer soit de nouvelles catégories, soit un nouvel horizon pour des produits existants mais plus “spéciaux”. 

FP: En te lançant en freelance, est-ce que tu as ressenti une sorte de liberté que tu n’avais peut-être pas lorsque tu designais en interne? Comment s’est passée la transition lorsque tu as commencé à travailler pour toi-même? 

MG: Carrément ! Je ressens beaucoup plus de liberté. Ce qui est fascinant aussi dans l’approche freelance c’est d’avoir des interlocuteurs différents en fonction des marques avec lesquelles tu traites. L’approche est complètement différente aussi, que ça soit dans la stratégie, dans le produit, dans la communication, dans le développement. Certaines marques ont des développeurs in-house, d’autres n’en n’ont pas. Donc je dois faire en fonction de la marque avec laquelle je travaille. Je dois aussi apporter mon réseau, mes fournisseurs, c’est tout un ensemble. Le réseau s’agrandit aussi. C’est cette flexibilité qui est agréable : je choisis mes clients à peu de chose près et c’est hyper confortable. Ça permet d’aller là où tu veux aller. En interne, des fois tu es confronté à des décisions de managers etc… En externe, tu as moins ce rapport hiérarchique. Je rends un service et j’apporte mon histoire de A à Z. Je gère mon développement produit et je vais du premier coup de crayon ou la “première phrase l’histoire” jusqu’au produit fini qui est sur l’étagère de la boutique. 

FP: Y a un terme que j’aimerais évoquer avec toi : c’est l’éco-design. Au fil de ta carrière, c’est une pratique et un style de design qui te tient à cœur. Est-ce que tu peux nous parler de comment tu l’as approché et comment tu as essayé de l’introduire dans tes designs pour tes clients? 

MG: Ça s’est fait relativement rapidement dans ma carrière parce que déjà quand je travaillais chez Creation & Focus, j’étais assez penché sur le sujet et sur le fait de minimiser les colles et les matières synthétiques à base pétrole. J’essaye de travailler plus sur un produit qui soit orienté sur la recyclabilité. C’est venu assez tôt mais lorsque j’étais en interne c’était compliqué de faire bouger les lignes chez Mizuno parce que les décisions ne sont pas forcément celles que tu as envie de prendre à cause de la structure hiérarchique et budgétaire.
Par contre en freelance, généralement on m’appelle spécifiquement sur ce genre de missions. Je travaille sur une approche “from scratch”, de zéro jusqu’à la fin en pensant à tout le produit et à la supply-chain qui passe par les matières ou les usines avec lesquelles on traite. L’éco-design, c’est pas juste avoir un coton bio et une chaussure recyclable. C’est avoir une éthique de A à Z. Je sais très bien que les produits que je développe peuvent être mieux, encore plus réfléchis en termes d’approche écologique, mais ce qui m’importe le plus c’est qu’il y ait une éthique environnementale et sociétale sur toute la ligne. Travailler avec les usines qui sont socialement correctes, que ce soit bien fait, payé à juste valeur. J’estime que mon travail est un travail de designer mais pour une chaussure, il y a 50 paires de mains qui vont la toucher pour la développer. Si dans ces 50 paires de mains, il y une personne qui se fait maltraiter, l’éthique n’existe plus. Sur le côté vraiment écologique, je suis en perpétuelle recherche de nouvelles matières et de nouvelles technologies qui font avancer les choses. C’est très compliqué, mais je tiens vraiment à tendre vers ça. 

FP: Tu aurais des exemples de produits avec lesquels tu aimes travailler? 

MG: Il y a pas mal de fournisseurs et d’acteurs qui font de bonnes choses. Par exemple, Arkema avec leur Pebax qui est fait à base d’huile de ricin. C’est une mousse pour la semelle qui est bio-sourcée. Il y a une vraie recherche écologique et ça fait partie des matières les plus intéressantes pour la semelle, sachant que c’est la partie de la chaussure la plus challengeante pour une approche écologique. 

FP: Petite question sortie de nulle part, si TU étais une paire, tu serais laquelle? 

MG: Je sais pas si c’est vraiment pour sa conception ou son utilité mais j’ai un faible pour la Cortez. C’est LA paire de chaussures que j’admire parce qu’elle est toute simple au final. La Cortez OG, c’est la paire que j’adore. 

FP: Une petite partie de culture ou de nostalgie par rapport à Forrest Gump ? 

MG: Je sais pas, il y a une approche athlétique mais en même temps elle est un peu bulky… Je la trouve marrante en fait. 

FP: C’est un choix intéressant en sachant tout ce que tu fais dans tes designs. On revient à un truc assez simple. 

MG: C’est très simple ! Et ce que j’aime c’est le fait qu’elle soit simple. C’est cette approche d’humilité en fait. Elle est efficace, le Swoosh est énorme : c’était le plus gros Swoosh à l’époque. En fin de comptes la construction est basique et elle fait le job. 

FP: Merci pour ton temps aujourd’hui Germain ! C’était super intéressant. Aurais-tu un dernier mot pour la communauté de Footpatrol? Un message pour ceux qui souhaiteraient devenir designer plus tard? 

MG: Déjà merci à toute la Team FP, à vous deux pour ce bon moment ! Et pour ceux qui veulent se lancer dans le design, allez-y ! Allez-y. Il faut bien s’entourer et faire partie d’une communauté, c’est important de plus en plus aujourd’hui. Et essayez d’avoir une éthique, c’est important aussi. Pour créer il faut être plusieurs, comme je disais : une paire de chaussures c’est minimum 50 paires de mains qui la développent, donc rencontrez des gens, partagez et construisez votre équipe. C’est la partie la plus cool. 

Au cours de notre échange, Germain portait la Hoka Project Clifton “Avocado”. La paire est toujours disponible en magasin et en ligne chez Footpatrol.

Publication recommandée
Adidas X Youth Of Paris “Belong to Paris…”

06.05.23 General



À l’occasion de la seconde collaboration entre Adidas et Youth Of Paris, nous avons souhaité mettre en avant la jeunesse parisienne en permettant à 5 créatifs de personnaliser la paire.
La paire faisant office de toile blanche, chacun d’entre eux a posé sa patte pour transformer la paire à son image.

À travers cet édito, Gabin, Pierre, Raphaël, Solomon et Yanis nous présentent qui ils sont et leurs visions de la Adidas X Youth Of Paris Campus 80s “Crystal White”.


Pierre

Salut, moi c’est Pierre, plus connu sous le nom de ‘’ GBCPIERRE “.
J’ai 21 ans et je viens de Mulhouse en Alsace. J’ai vécu 12 ans en banlieue Parisienne. Je suis graphiste, j’ai commencé à faire ça petit. Vers l’âge de mes 12 ans, pour des chaines youtube et des logos pour équipe de Trickshot sur Call Of Duty.
J’ai arrêté les études y’a de ça 2 ans maintenant pour me mettre a fond dans le graphisme. Depuis, j’ai beaucoup évolué dans mon style graphique et réussi à me créer une vraie communauté sur Instagram. Je travaille principalement dans le domaine de la musique pour tout ce qui est cover, poster, merch etc.. Je bosse aussi dans le domaine de la mode avec diverses marques de vêtements. Je prévoie de release une collection de vêtements personnels d’ici la fin d’été. En guise d’exemple j’ai travaillé avec ASAP ROCKY, LIL UZI VERT, SUICIDEBOYS, LANCEY FOUX et pleins d’autres de tous niveaux et nationalités.

J’ai un lien assez fort avec la Ville de Paris, j’y ai vécu jusqu’à mes 12 ans.
Je ne vis pas dans la capitale mais j’y suis la plupart du temps, pour le travail, les amis et plus principalement ma copine. J’adore cette ville, son architecture et toutes ses possibilités culturelles. On s’y sent toujours bien et elle m’inspire énormément. Ce qui m’inspire le plus dans Paris, c’est sûrement ses murs : ses graffs et les vieux posters que personnes n’a jamais décollé. J’aime beaucoup ses diverses boutiques de vinyls. Y’a rien de mieux pour moi que de chercher dans des bacs remplis de vieux vinyls.

Ma personnalisation de la paire me représente car dans mon art la chose la plus importante est la texture. Je suis très méticuleux sur le rendu texture de mes créations et je voulais faire paraître cet effet de texture sur les chaussures. J’ai utilisé divers objets métalliques comme des chaînes ou des agrafes car je voulais y ajouter un contraste et un côté trash, punk. Je suis très inspiré par la culture punk c’est pour ca que je me suis amusé à gribouiller et écraser une cigarette dessus.
C’était important pour moi de laisser une empreinte ‘’ Youth OF Paris ‘’ dessus en signant avec le nom.


Raphaël


Salut ! Moi c’est Raphaël.
J’ai toujours aimé la ride : traîner au skatepark depuis que je suis petit, ça ne m’a jamais lâché.  La sneakers et le skate à Paris ont toujours été liés et c’est comme ça que j’ai été introduit à la culture basket.
La trace que j’ai laissée sur la Campus Youth Of Paris, c’est celle du grip de ma planche, qui frotte la paire quand je fais des tricks.


Solomon

Je m’appelle Solomon et je suis étudiant à la fac. En parallèle, je suis designer pour ma marque éponyme : Solomon Zahui.

Je suis né et j’ai grandi ici. Jusqu’à présent, je n’ai jamais vécu ailleurs qu’à Paris.
En tant que designer, Paris m’inspire par son aspect multiculturel. Je pense que j’évolue en tant que personne et dans mon art en côtoyant des personnes de cultures diverses. Paris me permet de m’ouvrir au monde et m’en inspirer pour mes créations.

Pour ma personnalisation de la paire, je suis parti sur la création d’une over shoe afin de rajouter ma touche personnelle à la chaussure
sans dénaturer le modèle, c’était mon challenge!
J’ai appliqué à la chaussure mon motif “feuillage” revisité dans une autre couleur que du noir. J’ai choisi de faire mes feuilles bleu-gris car je ne voulais pas une couleur opposée à celle de la chaussure, mais je voulais pas non plus faire un ton-sur-ton complètement.
J’ai voulu continuer mes clins d’œil aux couleurs de la chaussure en choisissant une couleur “lila” pour coudre les feuilles sur le upper, afin de rappeler la couleur de la semelle. Enfin, j’ai choisi de faire passer les lacets par dessus et entre les feuilles pour rajouter plus de volume à la chaussure.


Yanis

Je m’appelle Yanis, j’ai 21 ans. Je suis un passionné et un “chineur” de vêtements principalement vintage. J’utilise mon compte instagram Local Case pour parler de ça et vendre les pièces que je trouve.
Mon projet se base sur pleins de styles et d’éléments culturels qui ont marqués de près ou de loin la mode qu’on connaît tous aujourd’hui.

J’suis né à Paris et j’ai grandi dans l’Est parisien. Depuis mon adolescence je bouge partout dans la capitale. Ça m’a permis de rencontrer du beau monde et de me créer des influences. De Répu quand j’étais ado pour aller skate et être avec mes potes au Marais maintenant pour le travail. La culture de Paris, elle est dans la quantité de styles qu’on peut voir juste en sortant de chez soi. Dans les discussions qu’on peut avoir avec des anciens qui parlent d’une époque et d’un mode de vie qu’on a pas connu à des plus jeunes qui ont l’âge de mon p’tit frère et qui s’habillent comme ces anciens. Cette culture dont on parle, elle est dans la rue.

Il n’y pas vraiment de personnalisation sur ma paire, je l’ai juste portée comme chacune de mes paires : sans faire attention à rien. On porte trop d’attention à l’état de nos paires. On oublie que c’est fait pour être usé, c’est ça qui donne son charme à un produit. Avec mon taffe je sais qu’un jean neuf n’a aucun charme : c’est avec le temps qu’il s’adapte à toi et qu’il devient unique. Pour moi c’est exactement pareil avec cette paire, les matériaux que Youth a utilisé dessus sont faits pour ca.


Gabin

Je m’appelle Gabin, j’ai 18 ans et je suis en études de management à l’IFM. À côté de ça, je suis surtout passionné par les vêtements vintages de créateurs contemporains, provenant principalement des années 1990/2000. Cette passion pour la mode, je la retranscris à travers un projet que je mène depuis 2/3 ans qui s’appelle “Mysterium Museum“. J’y parle de cet enthousiasme que j’ai pour la culture de la mode à base de longs écrits faits par mes soins. J’expose sur ce dernier mes pièces archives de créateurs avec des postes rédigés sur lesquels j’explique l’histoire du designer qui les a imaginées, ainsi que les inspirations derrière ces vêtements, leurs caractéristiques qui les distinguent des autres… C’est une sorte de musée digital.
Mises bout à bout, chacune des pièces exposées racontent à la fin une histoire importante ayant contribué à la mode qu’on connaît aujourd’hui. Essentiellement passionné par des créateurs comme Helmut Lang et Raf Simons, la plupart des vêtements que je propose sont imaginés par des designers Européens. Il m’arrive de vendre les pièces que je trouve sur ce projet, mais mon but ici est réellement de développer cet aspect culturel de l’archive qui est peu mis en avant en France. Je veux davantage mettre en avant cette culture niche pour le vêtement vintage de designers, car c’est en partie grâce à cette dernière que l’on comprend pourquoi certaines choses sont faites aujourd’hui dans l’industrie de la mode.

Je viens du 18ème arrondissement. Je suis né et j’ai grandi ici. Je pense que c’est l’endroit le plus propice de la capitale pour développer une culture artistique ainsi qu’un goût pour la mode. Paris est un endroit fabuleux en termes d’inspirations et de culture, mais elle a aussi ses défauts. On se sent vite étouffé dans cette ville car en réalité Paris est bien plus petit qu’on ne le pense. Comparée à d’autres villes comme Tokyo ou encore New-York, je trouve que Paris a perdu de son essence mode. Aujourd’hui, je n’ai pas vraiment l’impression qu’on puisse parler d’un style en particulier dans notre ville, ni même de “mode”. D’ailleurs, je ne pense pas avoir un lien si important que ça avec ma ville, dans le sens ou j’ai toujours été en décalage avec ce qui était jugé “tendance” ici. Quand tu t’intéresses à un milieu de niche, tu te retrouves vite à te sentir en décalage avec ce qui t’entoure, et c’est mon cas depuis plusieurs années. Ici, il n’y a pas de communauté pour le vêtement archive. C’est un phénomène très récent qui provient d’ailleurs. Je ne me sens donc pas réellement inspiré par Paris quand cela vient au monde de la mode. Je suis forcément inspiré par ma famille et mes amis avec qui je traine tous les jours, mais je pense que Paris m’influence plus sur d’autres plans comme l’architecture, l’art ou encore le design plutôt que la mode en elle-même. 

J’ai opté pour un custom assez brut basé sur l’idée de peindre la paire de chaussure en noire. Quelque chose qui s’aligne parfaitement sur mon énergie et mon style basé sur des tenues full black. Le but ici était de la recouvrir d’une entière couche de peinture noire pour avoir ce premier rendu d’objet uniforme sans détails, puis, d’endommager intentionnellement la paire à la main pour avoir cet aspect vieilli et unique pour en faire ressortir les caractéristiques propres de la collaboration. Ça donne ce contraste unique mettant en valeur la chaussure avec le talon Adidas en plastique qui ressort, la matière denim devenue grise une fois détériorée…
Certains pourraient y voir une simple inspiration provenant du créateur Martin Margiela avec ses vêtements artisanaux peint en blanc, designer que j’admire soit dit en passant, mais je pense que ce custom est en premier lieu né de la volonté d’avoir un objet imitant les traces du passé. Beaucoup de gens sont soucieux de l’état de leurs vêtements et ne veulent pas les endommager, moi je trouve que c’est ce qui les rend meilleurs et encore plus beaux.
C’est ce que j’ai voulu retranscrire sur ce custom: une paire de chaussure au procédé artisanal puis détériorée volontairement pour avoir un objet unique qui me ressemble et rejoigne mon style, qui représente ma vision de ce qu’est la mode pour moi.

La Adidas X Youth Of Paris Campus 80’s “Crystal White”, ainsi que le coloris “Core Black” sont toujours disponibles en magasin et sur Footpatrol.fr.

(more…)

Publication recommandée
Youth of Paris x Adidas campus 80’s, comme un souffle créatif chez Footpatrol

01.05.23 General



Très ancrée dans la culture Parisienne depuis 2016, la marque Youth of Paris revient en ce mois de mai 2023 pour une nouvelle collaboration avec Adidas.

Pour cette sortie, Alex, le créateur avec Footpatrol ont choisi 5 profils issus de région parisienne afin d’exprimer leur créativité sur la nouvelle Youth Of Paris x Adidas campus 80’s.

Salut Alex, tout d’abord qu’est-ce que Youth of Paris ? Pourquoi ce nom et d’où viennent tes inspirations ?

Youth of Paris est un label indépendant poussé par la créativité autour du stylisme et du design, inspiré par l’histoire et la culture Parisienne.

Chaque créatif doit garder une forme de jeunesse dans l’art qu’il met en œuvre. Paris étant un point artistique central à l’international, c’est de là que j’ai fait le lien pour le nom au tout début. En sachant que certaines personnes ne pouvaient pas se rendre à Paris, je voulais montrer un contenu assez exclusif et passionnant via les diverses plateformes, puis via la marque et les divers projets sur lesquelles j’ai travaillé.

Toi-même étant issu de région Ile-de-France, qu’est-ce que t’évoque la jeunesse Parisienne aujourd’hui ?

La jeunesse parisienne possède une histoire tellement forte que le passé est toujours encré dans son ADN. La révolte est l’une des premières choses qui me viens à l’esprit.

On sait que tu as passé 2 ans sur cette nouvelle collaboration avec Adidas. Peux-tu nous expliquer comment ça s’est passé ?

J’ai commencé à travailler durant l’été 2020, en plein confinement. C’était une expérience assez folle car tout s’est fait en digital. Pas de rencontre physique avec les collaborateurs. C’était une nouvelle façon de travailler, qui a certainement changé beaucoup de choses dans de nombreux domaine.

Pour cet édito, tu as choisi de mettre en avant 5 profils Parisiens pour personnaliser la Youth of Paris X Adidas Campus. Quel est ton objectif à travers cette proposition ? 

Le milieu artistique est très compliqué en général, c’est bien connu. Je n’ai pas fait d’école de mode ou quoi que ce soit. C’est ce qui m’a fait redoubler d’effort dans ce que j’entreprenais. J’avais des tas de projets dans la tête à certaines périodes de ma vie, et je ne savais pas où aller, ou postuler. Je me suis focus sur moi-même et vers qu’elle direction je souhaitais aller. L’ADN de Youth of Paris est de parler des autres créatifs qui sont passionnés par ce qu’ils font.

L’image que tu montres est dans une ambiance anti-système, est-ce le cas dans les démarches de ton label ?

Quand tu es jeune et que tu démarres tes projets, tu vois à quel point le système est complexe, surtout dans le milieu de la mode. Les portes son verrouillées. J’ai fait des stages dans de grandes maisons, je faisais des propositions pour développer des projets, des collaborations, personne ne voulait entendre. J’en suis arrivé à un point à me dire : « C’est vraiment ici que je veux évoluer ? ». Grâce à ça, je me focus sur la suite. J’ai commencé Youth of Paris pour être fidèle à moi-même. Honnêtement, j’étais frustré et en colère face à ce système. Par la suite j’ai simplement suivi mon instinct.

Que penses-tu de la mode parisienne et des marques streetwear ?

Je ne fais pas vraiment attention à la mode parisienne, ce qui m’intéresse est l’univers et la DA de certaines marques à Paris et ailleurs. Aujourd’hui, chaque marque est à l’image des designers.

Il y’a plein de jeunes marques parisiennes qui font de très belles choses. Ça fait plaisir de voir qu’au fil du temps, le monde entier porte toujours un tel intérêt pour Paris. Les Fashion Weeks à Paris font bouger des gens du monde entier. Personnellement je ne me rends pratiquement plus aux défilés, je préfère me rendre aux showrooms de marques qui m’intéressent pour échanger et cerner les univers. En France, il y a une façon de porter les vêtements qui n’existe nulle part ailleurs. En revanche, ce qui ne me plaît pas vraiment, c’est l’idéal bourgeois et conservateur qui surgit parfois trop souvent en France et particulièrement à Paris.

Peux-tu nous parler du processus de création avec Adidas pour ta collaboration ? Pourquoi ces choix de matières ?

Le processus s’est fait facilement. Mes idées fusent très rapidement en général. J’ai fait les propositions en live durant un meeting. J’ai renvoyé des croquis mais on devait faire valider le fait que le logo soit recouvert par des coutures.

Heureusement, ils ont suivi, et je suis assez fier que ce soit l’une des seules paire Adidas de ce genre j’avoue !

Pour le choix des matières je voulais un délire assez différent. Sachant que la campus 80s est une paire qui a du vécu et un lourd passé culturellement. Il fallait rester dans un coté « old school/vintage ». Le jeans était le bon choix je pense pour ce type de paire.

Connaissais-tu le model avant ? Est-ce toi qui a fait le choix de travailler sur ce modèle ?

La campus c’est une paire que tu pouvais voir portée par Mike D ou Liam Gallagher des gars que j’admire depuis que je suis tout petit en terme style donc clairement c’était un modèle que je onnaissais. J’ai porté cette paire étant plus jeune, ils ont fait des collaborations incroyables sur ce modèle ! Ma préférée était celle avec House Of Pain qui est l’une des campus les plus rares, et aujourd’hui, c’est Adidas qui me l’a proposé.

As-tu un autre model Adidas que tu apprécies ?

Il y’a beaucoup de « classiques » chez Adidas et c’est ce que j’aime. Ils ont un passé tellement important en terme de design, et une vision à long terme incroyable avec des innovations au niveau des matières… Je m’en suis rendu compte lors de ma visite au HQ en Allemagne. J’aime aussi beaucoup la ligne Adimatic, c’est une paire que je porte souvent en ce moment de par son confort et sa silhouette.

Qu’est ce qui t’inspire le plus aujourd’hui ?

Aujourd’hui l’industrie s’inspire de tout le monde. Des moodboards sont épinglés aux murs des studios avec des travaux d’autres créatifs, et on veut te faire croire à l’invention d’un nouveau sweat à capuche…

Dans les grandes maisons, des personnes sont payées pour être sur Instagram et scruter des comptes de petites marques pour les copier.

Je vies en banlieue parisienne, je me déplace en transport la plupart du temps. C’est ce qui, pour ma part, m’inspire le plus. Être confronté à une réalité que certains ne voient plus depuis longtemps !

Le modèle noir étant ta première paire, pourquoi as-tu choisi le blanc pour la seconde ?

Après avoir drop la paire en janvier 2022 sur mon site, Adidas m’a recontacté pour savoir si j’étais intéressé de poursuivre avec eux et d’enchainer avec un autre model qui était la campus 00 ou de rester sur la base de la campus 80s. J’ai fait des tests de la blanche avec quelques accents de couleurs au niveau de la sole et ça matchait parfaitement. J’ai testé également sur le packaging et c’était dans la boite (lol) !

Quel message aimerais-tu envoyer aux générations qui démarrent dans le milieu du design ?

De rester soi-même, peu importe ce que les gens disent ou pensent, rester focus et déterminé !

Publication recommandée
Frequent Players I Yawy

28.04.23 Frequent Players



Pour la première édition française du format « Frequent Players », nous partons à la rencontre de Yawy, DJ parisien. Animant régulièrement nos soirées dans la capitale. Il travaille aussi avec des artistes comme V3rtigo ou Captaine Roshi.

Découvrez au travers de cet article Michael Quicy-Jones a.k.a Yawy.

Salut Yawy, on espère que tu vas bien, merci de nous recevoir. Pour commencer peux-tu te présenter ?

Ça va et vous ? Merci à vous de ME recevoir, je suis béni. Biensur, moi c’est Yawy, 23 ans, DJ depuis maintenant 3 ans et j’habite à Paris.

De nombreux artistes musicaux racontent qu’ils sont tombés amoureux de la musique via ce que leurs parents écoutaient. Qu’en est-il pour toi ? Qu’est-ce qui t’a passionné et qui étaient tes artistes favoris dans ta jeunesse ?

C’est similaire pour ma part. Étant donné que mon père et mon grand frère font de la trompette, j’ai été pousse à jouer d’un instrument jeune. J’ai donc choisi la batterie. Plus tard, mon père a souhaité que je fasse du saxophone pour élargir ma vision.

Malheureusement, j’ai arrêté ces deux instruments et je regrette.

Aussi, j’ai toujours été passionné par les percussions. Je pense que c’est grâce à ma mère, que j’accompagnais à ses cours de danse.

Enfin, dans ma jeunesse mes artistes favoris variaient de 50 Cent et Ye à Muse ou Green Day, tout en passant par Daft Punk.

Comment t’es-tu pris de passion pour le DJing ? Comment ça a commencé ? Est-ce ton activité à plein temps ?

C’était pendant le confinement. Ça faisait un moment que je cherchais un moyen de partager mon amour pour la musique autrement qu’en rappant ou chantant (parceque je n’y arrivais pas). J’ai donc demandé à une amie de m’apprendre S/O Akirv <3.

Malheureusement ce n’est pas encore mon activité à plein temps.

Tu animes des scènes depuis 2020, quel est ton meilleur souvenir via cette activité ? Qu’est-ce qui t’a le plus marqué ? As-tu une scène favorite ?

Mon meilleur souvenir est La Cigale avec Captaine roshi. La ferveur, c’était fou. Et ma scène favorite est la soirée « PanameOlStarz » à la rotonde, l’énergie des gens était incroyable.

Depuis 3 ans tu as rencontré du monde dans le milieu. Y a-t-il des DJ qui t’ont impressionné ? qui t’ont inspiré ? Peut-être d’autres performers que des DJ…

Oui fort ! Quelques-uns me viennent en tête tels que Kiiki, Shaybyschai, Jael ou Kirou Kirou. Makala aussi m’impressionne vraiment sur scène.

On t’a régulièrement vu aux soirées parisiennes (Yard, Panam ol starz…), on t’a aussi vu sur scène avec V3rtigo ou Captain Roshi. Les environnements sont assez différents, as-tu une préférence ?

Dans ces deux cas, cela m’apporte énormément. Je n’ai donc pas de préférence, ce sont deux choses que je trouve incomparables.

À court/moyen terme as-tu des objectifs ? Si tu te sens d’en parler évidement.

J’aimerais m’exporter au-delà de la France. En Europe dans un premier temps. Puis dans le monde à plus long terme.

Au-delà de la musique, on t’a vu faire du mannequinat. Aimerais-tu te développer dans ce milieu ? 

Oui pourquoi pas, même si la musique reste ma priorité, c’est aussi quelque chose qui m’attire donc effectivement, je saisis chaque opportunité qui m’est offerte dans ce milieu.

Yawy, merci d’avoir répondu à nos questions ! As-tu un dernier mot pour ceux qui se lancent, ainsi que les amis et la famille de Footpatrol ?

Ça va être très basique mais travailler, être patient, s’entourer de bonnes ondes et toujours continuer car on est souvent plus proche qu’on ne le pense de cette chose qui va faire que notre travail est reconnu à sa juste valeur.

Aussi, merci Footpatrol, du lèche vitrine à l’interview, je suis très reconnaissant et béni. Je vous remercie encore.





Publication recommandée
Salomon X Lorenz.og I ACS+ “Dusk”

21.04.23 General



Vous connaissiez peut-être déjà Lorenzo Fredericci après son Footpatrol Meets et son exposition à Londres pour les 20 ans de Footpatrol. Pour la première fois, l’artiste et designer de couleurs londonien s’associe à Salomon pour une collaboration exclusive.

Lorenzo Frederici, A.K.A. Lorenz.og, se fait connaître depuis 2020 pour ses créations allant des paires les plus convoitées aux articles textiles du moment.

Les 19 et 20 avril derniers, Salomon et Lorenzo annonçaient leur première collaboration officielle au travers d’un pop-up dans leur showroom au 96 rue de Cléry.

Pendant 2 jours, les afficionados de la marque ont eu l’occasion de voir Lorenzo en action, dans son processus de création.

Intitulée “Dusk”, Le coloris unique d’ACS+ réalisé par Lorenzo a été mis en raffle pour les visiteurs du pop-up.

Découvrez ou revivez en images l’événement avec Footpatrol.

 

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